Une miniprotéine d’escargot révèle une structure inédite
FAIT PRINCIPAL : Une équipe de chercheurs de l’Institut Pasteur de Lille a dévoilé, pour la première fois, la structure tridimensionnelle de la schistosomine, une miniprotéine issue de l’escargot d’eau douce Biomphalaria glabrata, connu pour être un hôte intermédiaire du parasite Schistosoma mansoni, responsable de la bilharziose intestinale.
CONTEXTE FACTUEL : Bien que la schistosomine ait été identifiée il y a plus de trente ans chez une espèce voisine, Lymnaea stagnalis, sa structure et son rôle biologique restaient inconnus, principalement en raison de la difficulté de production de cette protéine. Les chercheurs ont utilisé une approche combinant chimie de synthèse et biologie structurale pour surmonter ces obstacles.
DONNÉES OU STATISTIQUES : La schistosomine présente une robustesse remarquable, conservant son activité biologique même après un chauffage à 100 °C. Les analyses ont révélé que cette protéine est produite dans plusieurs organes de l’escargot, y compris le pied et les tentacules, et est également présente dans l’hémolymphe, suggérant un rôle biologique plus étendu que celui initialement supposé.
CONSÉQUENCE DIRECTE : Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives pour l’utilisation de la schistosomine dans des applications biotechnologiques et médicales, en raison de sa structure stable et bien définie.
Source : Melnyk O, et al. « Total synthesis and structural characterization of a novel protein scaffold from the snail Biomphalaria glabrata. » Protein Sci. 2026 Sep;35(9):e70745.



