De 337 à 5 550 euros : une nouvelle aide dès septembre pour l’achat d’un véhicule électrique d’occasion
À partir de septembre, l’achat ou la location d’un véhicule électrique d’occasion chez un professionnel sera éligible à un financement par les certificats d’économie d’énergie (CEE), comme l’a annoncé le gouvernement dans un arrêté paru au Journal officiel le 12 août.
Cette me fait partie d’un plan d’électrification des usages, présenté en mai, visant à renforcer la souveraineté énergétique et à accélérer la décarbonation. Les acheteurs de véhicules électriques d’occasion pourront bénéficier d’une prime CEE sous certaines conditions : le véhicule doit être 100 % électrique, avoir une première immatriculation en France entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2023, et être acheté ou loué auprès d’un professionnel. De plus, la batterie doit être en bon état, avec au moins 80 % de capacité restante, et le véhicule doit être conservé pendant un minimum de trois ans.
La prime, qui entrera en vigueur le 1er septembre 2026 pour une durée de quatre ans, est jugée « assez faible » par Romain Ryon, président de Mobilee, une entreprise spécialisée dans la valorisation des CEE dans les transports. Elle devrait s’élever à environ 337 euros par véhicule, selon la base de prix du CEE retenue par le gouvernement, bien que ce montant puisse évoluer.
Jusqu’à la fin de l’année, des coefficients multiplicateurs seront appliqués pour les professionnels de l’aide à domicile et du service à la personne. Ces derniers pourront voir la prime CEE atteindre entre 2 000 et 2 360 euros, à condition d’acquérir un véhicule d’une valeur inférieure à 25 000 euros.
Jusqu’à 5 500 euros pour les taxis
Un autre arrêté publié le même jour annonce une aide CEE pour l’achat ou la location de véhicules électriques neufs destinés aux taxis. L’aide est d’environ 3 500 euros et peut atteindre jusqu’à 5 500 euros si le véhicule et sa batterie sont fabriqués en Europe. Cette aide concerne les commandes passées entre le 1er septembre et le 31 décembre 2026. Elle s’applique tant aux taxis individuels qu’à ceux en entreprise, mais uniquement pour les véhicules ayant un écoscore minimal.
Le mécanisme des CEE, créé en 2005, finance des aides à la mobilité électrique et à la rénovation énergétique, en faisant contribuer les fournisseurs d’énergie et de carburants selon le principe du pollueur-payeur.
Mi-juillet, le ministère de l’Économie a également lancé la troisième vague de « leasing social », visant à faciliter l’accès à une voiture électrique neuve pour les ménages modestes, financée par les CEE à hauteur de 401 millions d’euros.
Source : La Provence



