Des acteurs de la société civile et des politiques dénoncent le retrait de la CPI du Tchad, Mali et Burkina

Des acteurs de la société civile et des politiques dénoncent le retrait de la CPI du Tchad, Mali et Burkina

À Paris, une conférence-débat a eu lieu le mardi 11 août 2026, portant sur le retrait récent du Tchad et de plusieurs États africains de la Cour pénale internationale (CPI). Cette rencontre a vu la participation de Maître Emmanuel Altit, ancien avocat de Laurent Gbagbo, ainsi que de responsables politiques et d’acteurs de la société civile, notamment ceux de l’Alliance des États du Sahel (AES) et du Tchad. Tous s’accordent à dénoncer ce retrait.

Environ vingt participants, en provenance principalement du Mali, du Burkina Faso et du Tchad, ont pris part à cet événement. Abakar Assileck, homme politique tchadien, a exprimé son étonnement quant à la décision de son pays de quitter la CPI. Il a souligné qu’une collaboration positive avait eu lieu récemment, notamment avec la visite de la procureure adjointe, madame Khan, à N’Djamena.

« Ça m’a surpris parce que du 3 au 24 juillet, le Tchad a reçu la procureure adjointe. Ils l’ont accompagnée jusqu’à la frontière entre le Tchad et le Soudan. Qu’est-ce qui a motivé ce retrait ? Est-ce que ce sont les sanctions américaines ? », s’est-il interrogé.

Opposition aux décisions de leurs pays respectifs

Mi-juillet, le secrétaire d’État américain Marco Rubio avait annoncé son intention de « démanteler la CPI ». Tahir Korom, président des jeunes progressistes d’Afrique centrale, a déclaré que ces retraits visaient principalement à échapper à la justice internationale. Il a également évoqué des exactions au Soudan et en interne au Tchad, notamment en référence aux événements tragiques du 20 octobre 2022, durant lesquels des centaines de Tchadiens ont été tués.

Les États de l’Alliance des États du Sahel (AES) accusent la CPI de cibler principalement l’Afrique. Cependant, Sadio Kante Morel, journaliste malienne, a contesté cet argument, rappelant que d’autres pays, comme Israël, sont également sous enquête.

Les participants à la conférence ont exprimé leur intention de renforcer leur mobilisation pour dénoncer ces retraits et prévenir leur propagation à d’autres États africains.

Source : RFI

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