Incendies à Cotignac : urgence pour les agriculteurs du Var
Au lendemain des incendies dans le Var, élus et syndicats se mobilisent pour répondre à l’urgence économique de près de 60 exploitations touchées. Au cœur des paysages noircis par les flammes, l’heure est au bilan et à l’action.
Ce mardi 11 août 2026, une délégation d’élus et de représentants du monde agricole s’est rendue sur les communes de Cotignac, Montfort-sur-Argens et Correns pour évaluer l’ampleur des dégâts causés par les récents incendies qui ont frappé le tissu agricole varois, raconte Max Bauer. La rencontre, organisée sur les terres dévastées, a réuni des acteurs majeurs du territoire, dont Sylvain Audemard, président de la Chambre d’agriculture du Var, le préfet Simon Babre, François de Canson, vice-président de la Région Sud, Didier Brémond, président de l’Association des Maires du Var, ainsi que Louis Reynier pour le Département. Jean Claude Abbatiello, co-président de la Coordination Rurale 83, était également présent pour témoigner de la détresse des agriculteurs.
Le premier constat dressé sur le terrain est particulièrement lourd. Près de 60 exploitations agricoles ont déjà été recensées comme ayant subi des dommages significatifs. Des vignobles, vergers, ruchers, cultures et parcours pastoraux ont été anéantis en quelques heures, sans qu’aucune filière ne soit épargnée. Au-delà des pertes directes de récoltes et de cheptels, c’est tout un écosystème qui est menacé. La destruction des outils de travail, la dégradation du foncier agricole et les futures ruptures de débouchés commerciaux font peser une menace directe sur des dizaines d’emplois et sur la vitalité de la ruralité varoise.
Face à cette situation critique, la visite avait pour objectif de définir et d’organiser des actions rapides et concrètes. Plusieurs priorités ont été immédiatement identifiées pour permettre aux exploitations de survivre à ce choc. Des aides de trésorerie sont jugées indispensables pour asr la continuité de l’activité. Il a également été question du maintien des aides PAC sur les surfaces incendiées, afin de ne pas pénaliser doublement les sinistrés, ainsi que du lancement urgent de travaux de sécurisation des parcelles.
Tous les acteurs présents ont souligné que la réponse ne pouvait se limiter à une gestion de crise. L’enjeu est de construire une agriculture plus résiliente, capable de faire face à des événements climatiques extrêmes. Plusieurs pistes stratégiques ont été évoquées, comme une mobilisation accrue des ressources en eau et la promotion de la diversification des cultures. Le préfet a garanti le plein soutien de l’État, en synergie avec les collectivités locales.
Source : Presse Agence.



