Israël frappe l’Iran : une escalade des tensions militaires
Israël a mené vendredi une série de frappes aériennes contre l’Iran, visant environ une centaine de cibles, dont des installations nucléaires. En réponse, Téhéran a lancé des drones vers le territoire israélien. Cette attaque survient alors qu’Israël et les pays occidentaux soupçonnent l’Iran de vouloir acquérir l’arme atomique, une accusation que Téhéran dément.
Les frappes ont débuté dans la nuit et ont ciblé plusieurs régions iraniennes, y compris la capitale. Selon des médias iraniens, au moins deux dirigeants des Gardiens de la Révolution, ainsi que six experts nucléaires, auraient été tués. Le chef d’état-major iranien, le général Mohammed Bagheri, figure également parmi les victimes. Des explosions ont blessé au moins 50 personnes, dont des femmes et des enfants, dans des bâtiments résidentiels de Téhéran.
L’armée israélienne a précisé qu’environ 200 avions avaient participé à cette opération. Le site d’enrichissement d’uranium de Natanz a été frappé à plusieurs reprises, générant une épaisse fumée noire, bien que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ait indiqué qu’aucune augmentation des niveaux de radiation n’avait été observée.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré que l’opération militaire se poursuivrait « de nombreux jours ». L’Iran a fermé son espace aérien et a mis sa défense anti-aérienne en état d’alerte maximale. Téhéran a également menacé d’une « vengeance sévère » contre Israël, et a déclaré que les États-Unis seraient « responsables des conséquences » de cette attaque.
L’ONU a appelé à la « retenue maximale » des deux parties, tandis que l’Arabie saoudite a dénoncé des « violations flagrantes » du droit international. Les tensions ont également eu des répercussions économiques, avec une hausse de plus de 12% des cours du pétrole, suscitant des inquiétudes sur les approvisionnements.
Les États-Unis, alliés d’Israël, ont été informés des frappes, et le président américain a affirmé qu’il espérait un retour à la table des négociations. Cependant, le risque d’un « conflit massif » au Moyen-Orient a conduit Washington à réduire son personnel diplomatique dans la région.
Cette escalade survient alors que des négociations sur le programme nucléaire iranien doivent reprendre dimanche, mais les tensions semblent avoir atteint un nouveau sommet, rendant l’avenir incertain.
Source : AFP


