D’abord la canicule, puis maintenant une invasion de méduses : le parc nucléaire d’EDF atteint un pic d’indisponibilité environnementale record de 20,4%
Le parc de réacteurs nucléaires d’EDF a enregistré, ce mercredi 12 août, un taux d’indisponibilité environnementale sans précédent, atteignant 20,4%. Ce phénomène est attribué à des conditions climatiques extrêmes, notamment des chaleurs intenses et l’arrivée massive de méduses à la centrale de Gravelines, dans le Nord de la France.
Un record d’indisponibilités
Peu avant 10h00, 13 réacteurs étaient concernés par ces indisponibilités, un chiffre en hausse par rapport à un précédent record de 12 réacteurs durant la nuit du 14 au 15 juillet. Huit réacteurs étaient complètement à l’arrêt, tandis que cinq fonctionnaient en sous-régime. Les réacteurs concernés incluent Bugey 3, Cattenom 1, Chooz 1 et 2, Golfech 2, ainsi que plusieurs unités de Gravelines.
Cette indisponibilité est en grande partie due à des arrêts « fortuits » sur cinq des six réacteurs de Gravelines, la plus grande centrale d’Europe occidentale. Les réacteurs 1, 2, 3, 4 et 6 ont été affectés par l’accumulation de méduses dans les stations de pompage, nécessaires pour le refroidissement des installations nucléaires.
70% de la production électrique française est nucléaire
En dehors de Gravelines, d’autres réacteurs sont également affectés par les fortes chaleurs et la sécheresse, impactant le débit et la température des rivières. La France compte 57 réacteurs nucléaires, qui représentent environ 70% de sa production d’électricité, tous situés près de cours d’eau pour faciliter leur refroidissement.
En période de sécheresse ou de canicule, EDF peut être contraint de réduire ou d’arrêter sa production pour protéger l’environnement et la biodiversité. L’entreprise ne peut pas rejeter d’effluents chimiques ou radioactifs ni augmenter la température des cours d’eau avec ses eaux de refroidissement.
Source : AFP



