L’AIE révise à la baisse ses prévisions de demande de pétrole pour 2026
L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a annoncé une révision à la baisse de ses prévisions concernant la demande mondiale de pétrole pour 2026, citant le conflit au Moyen-Orient et la hausse des prix des hydrocarbures comme principaux facteurs. La consommation mondiale de pétrole devrait s’élever à 103,29 millions de barils par jour, soit une diminution de 1,6 million de barils par jour par rapport à l’estimation précédente, qui prévoyait un recul de 1 million de barils par jour.
L’AIE souligne que « la fermeture prolongée du détroit d’Ormuz et la hausse des prix des carburants continuent de peser sur la consommation de pétrole ». Malgré cette contraction, l’agence prévoit une légère reprise avec une croissance de 0,58 million de barils par jour au dernier trimestre 2026, après des baisses significatives au cours des deuxième et troisième trimestres.
L’offre mondiale de pétrole est également affectée par la fermeture persistante du détroit d’Ormuz, qui perturbe les chaînes d’approvisionnement et réduit la disponibilité des produits pétroliers. Environ 8,3 millions de barils par jour manquent toujours en raison de cette crise, qualifiée par l’AIE de « plus grande perturbation de l’offre mondiale de pétrole jamais enregistrée ».
La production mondiale de pétrole devrait reculer en moyenne de 4,3 millions de barils par jour en 2026, atteignant 102,02 millions de barils par jour, avant de rebondir à 110,3 millions de barils par jour l’année suivante. Selon l’AIE, une désescalade dans le conflit pourrait permettre une reprise progressive des flux pétroliers, laissant entrevoir un surplus d’offre vers la fin 2026, bien que ces perspectives restent fragiles.
L’AIE met en garde sur l’importance de rouvrir le détroit d’Ormuz, soulignant que les réserves de sécurité s’épuisent rapidement et que les risques sur le marché demeurent élevés.
Source : Agence internationale de l’énergie (AIE).



