Pourquoi la sérénité est la compétence managériale la plus sous-estimée
Un ancien Chef de délégation du Comité International de la Croix Rouge, Walter Fuellemann, affirme que la sérénité est la compétence managériale la plus cruciale, souvent négligée. À 20 ans, il aurait souhaité comprendre l’importance de cette qualité, non pas comme un simple état d’âme, mais comme un outil opérationnel essentiel.
Fuellemann, fort de 31 années d’expérience sur le terrain dans des contextes instables, souligne que la colère et l’agacement sont des réactions normales face à des décisions ou des processus jugés inadéquats. Toutefois, il met en garde contre le coût caché de cette résistance, qui peut entraîner une perte d’énergie précieuse, affectant ainsi la capacité à se concentrer sur les décisions essentielles et à maintenir la clarté pour son équipe.
La sérénité, selon Fuellemann, devrait être considérée comme une compétence stratégique. Il cite la prière de la sérénité, qui demande la grâce d’accepter ce qui ne peut pas être changé, le courage de changer ce qui peut l’être, et la sagesse de distinguer l’un de l’autre. Cette approche peut s’appliquer à la gestion quotidienne, permettant aux managers de mieux naviguer dans les défis organisationnels.
Fuellemann met en garde contre la confusion entre sérénité et fatalisme. La sérénité implique une action réfléchie, là où elle peut avoir un impact, contrairement au fatalisme, qui suppose une acceptation passive des circonstances. Un leader serein agit avec discernement et conserve son énergie pour les actions qui comptent réellement.
En conclusion, la sérénité, loin d’être un luxe, est une compétence managériale fondamentale qui mérite une attention accrue pour favoriser un environnement de travail efficace et harmonieux.
Source : Walter Fuellemann, ancien Chef de délégation du CICR.



