Accord potentiel entre les États-Unis et l’Iran : Trump évoque une signature ce week-end
Donald Trump a annulé jeudi des frappes américaines prévues contre l’Iran, annonçant qu’un « très bon accord » avait été trouvé, avec une possible signature en Europe dès ce week-end. Toutefois, la diplomatie iranienne a rapidement précisé que Téhéran n’avait pas encore décidé s’il était prêt à signer cet accord.
Dans le Bureau ovale, le président américain a déclaré : « Nous venons de trouver un très bon accord pour mettre fin à la guerre avec l’Iran. Une fois les documents finalisés, ce qui devrait être fait dans les prochains jours, nous aurons probablement une signature, peut-être en Europe. » Trump a précisé qu’il n’assisterait pas à la signature, mais que son vice-président, J.D. Vance, serait présent.
Le dirigeant républicain a également mentionné que le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, avait validé ce qu’il a qualifié d’« accord-cadre très solide ». Aucun détail n’a été fourni sur le contenu de cet accord, si ce n’est qu’il garantirait une réouverture immédiate du détroit d’Ormuz après la signature et interdirait à l’Iran de se doter d’armes nucléaires.
Le bureau du Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a indiqué que tout accord final inclurait l’« élimination de l’uranium enrichi » de Téhéran. Par ailleurs, Trump a écrit sur son réseau Truth Social qu’il avait annulé les frappes programmées après avoir constaté que les discussions avaient été approuvées par les autorités iraniennes.
Avant ce revirement, Trump avait menacé de frapper l’Iran, notamment en visant l’île de Kharg, son principal terminal pétrolier. Le négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a critiqué les « stratégies inadaptées » des États-Unis, évoquant un « bourbier sans fin ».
L’annonce d’un accord potentiel a également eu un impact immédiat sur les marchés, faisant chuter les prix du pétrole. Le cessez-le-feu au Moyen-Orient, instauré le 8 avril, a été respecté jusqu’au week-end dernier, mais les hostilités ont repris cette semaine.
L’Iran a récemment tiré une vingtaine de missiles vers une base américaine en Jordanie, tous interceptés, et a ciblé à nouveau les monarchies du Golfe avec des drones. La situation demeure tendue, alors que le détroit d’Ormuz, par lequel transite un cinquième des hydrocarbures mondiaux, reste fermé jusqu’à nouvel ordre.
Les développements de cette situation complexe continuent d’évoluer, et les conséquences d’un éventuel accord pourraient avoir des répercussions significatives sur la dynamique géopolitique de la région.
Source : Radio-Canada
