Fermé à cause des dealers, le bar La Gazelle a rouvert, plombé par les difficultés à Toulouse
Le café La Gazelle, situé dans le quartier des Minimes à Toulouse, a récemment rouvert après une fermeture administrative de 90 jours en raison de problèmes liés à un trafic de stupéfiants et à la vente de cigarettes de contrebande. Son gérant, Kader Ouarrag, déclare avoir subi une perte d’environ 500 000 € de chiffre d’affaires pendant cette période. De plus, il a vu sa demande de renouvellement de terrasse refusée par la municipalité, une décision qu’il conteste devant le tribunal.
Depuis plus de cinquante ans, La Gazelle est un lieu de rencontre apprécié, notamment par les personnes âgées et isolées qui y trouvent un réconfort matinal. En février, le bar a été fermé par les services de la police nationale suite à une opération visant à démanteler des activités illicites à proximité de l’établissement. Kader Ouarrag, qui dirige le café depuis huit ans, a été arrêté lors de cette opération et a exprimé son incompréhension face à la situation, se considérant comme une victime.
Malgré la réouverture, la situation reste précaire. Kader a dû licencier un salarié et redoute des difficultés futures, d’autant plus que les clients se retrouvent désormais assis sur le trottoir pour profiter de leur café. Pour contester la décision de non-renouvellement de la terrasse, une pétition a été lancée par les clients, témoignant de leur soutien envers le café.
La perte de chiffre d’affaires et l’absence de terrasse posent un défi majeur pour l’établissement, qui peine à maintenir son activité dans un environnement de plus en plus compétitif. Les bars de quartier, tels que La Gazelle, deviennent rares et leur survie dépend souvent de la possibilité d’offrir une terrasse, un atout crucial pour attirer les clients.
La situation de La Gazelle soulève des questions sur l’impact des décisions administratives sur les commerces locaux, en particulier dans des quartiers touchés par des problèmes de sécurité et de tranquillité publique.
Source : La Dépêche



