L’IA pourrait accroître la production de pétrole et de gaz au détriment des énergies renouvelables
La généralisation de l’intelligence artificielle (IA) dans le secteur énergétique pourrait entraîner une hausse significative des émissions de gaz à effet de serre, estimée entre 500 millions et 1,8 milliard de tonnes de dioxyde de carbone par an, selon un rapport du Financial Times. Cette technologie, particulièrement utilisée dans l’industrie pétrolière et gazière, permettrait de réduire les coûts de forage, de découvrir de nouveaux gisements et d’améliorer les taux de récupération, rendant ainsi les ressources fossiles moins chères et plus abondantes.
En revanche, dans le domaine des énergies renouvelables, l’IA peut assister les exploitants de centrales solaires et éoliennes en prévoyant le rayonnement solaire et la force du vent, en mettant en œuvre une maintenance prédictive et en optimisant l’utilisation des batteries de stockage. Cependant, les émissions supplémentaires générées par l’usage de l’IA dans les énergies fossiles surpasseraient largement celles évitées par les renouvelables, comme l’indique une étude publiée par Nature et dirigée par deux anciens employés de Microsoft.
Cette étude souligne que les gains de productivité apportés par l’IA conduisent à une augmentation des émissions, renforçant ainsi la position des énergies fossiles. Alors que l’on s’inquiète souvent des impacts environnementaux des centres de données, l’utilisation de l’IA par les grands acteurs des énergies fossiles pose un problème encore plus pressant. Les chercheurs estiment que les émissions des entreprises énergétiques utilisant l’IA sont de 2,8 à 10 fois supérieures à celles des centres de données, qui avaient été évaluées à 180 millions de tonnes de dioxyde de carbone par l’Agence internationale de l’énergie.
Ces constatations soulèvent des questions cruciales sur l’avenir de la transition énergétique, alors que l’IA semble favoriser une augmentation de la production des énergies fossiles au détriment des efforts en faveur des énergies renouvelables.
Source : Financial Times, Nature



