Expérimentations universitaires en sciences infirmières : un dispositif essentiel
Les résultats d’une enquête menée par la Fédération Nationale des Étudiant·e·s en Sciences Infirmières (FNESI) révèlent que les expérimentations universitaires en sciences infirmières, mises en place par certaines universités, constituent un levier crucial pour renforcer la qualité, l’attractivité et la reconnaissance de cette formation.
Depuis 2021, plusieurs établissements ont initié des expérimentations visant à intégrer davantage la formation en sciences infirmières au sein des structures universitaires. Ces dispositifs ont pour objectifs de développer des doubles diplômes, de faciliter les passerelles entre formations en santé et de renforcer l’enseignement par la recherche.
Alors que ces expérimentations doivent se conclure en 2026 et que la réforme de la formation infirmière commence à se mettre en place, la FNESI a interrogé les étudiants concernés. Les résultats indiquent que 78,3 % des étudiants interrogés apprécient positivement la place accordée à la recherche dans ces dispositifs. De plus, les universités engagées dans ces expérimentations semblent mieux préparées à mettre en œuvre la réforme.
Cependant, l’enquête souligne plusieurs limites qui pourraient compromettre cette transformation. En effet, 50,8 % des étudiants rapportent des difficultés d’échanges avec les enseignants universitaires, ce qui met en évidence un manque de coordination entre les universités et les Instituts de Formation en Soins Infirmiers (IFSI). Par ailleurs, 61,1 % des répondants estiment que les ressources humaines allouées aux expérimentations sont insuffisantes. Sans personnel administratif dédié et enseignants-chercheurs en sciences infirmières, la réussite des expérimentations et la mise en œuvre de la réforme risquent d’être compromises.
Face à ces constats, la FNESI appelle à la généralisation des expérimentations sur l’ensemble du territoire, à la clarification de la gouvernance des établissements de formation et au financement de postes d’enseignants-chercheurs en sciences infirmières dans chaque université concernée.
Source : FNESI.
