Donald Trump défend Gianni Infantino face aux voix qui réclament son départ de la Fifa

Par Le Nouvel Obs avec AFP

Gianni Infantino remet le « prix de la paix de la Fifa » à Donald Trump, le 5 décembre 2025 à Washington.

Gianni Infantino remet le « prix de la paix de la Fifa » à Donald Trump, le 5 décembre 2025 à Washington. KEVIN DIETSCH/GETTY IMAGES VIA AFP

Lundi soir, Donald Trump a exprimé son soutien au président de la Fifa, Gianni Infantino, alors que plusieurs confédérations continentales réclament son départ suite à un projet d’ouverture aux investisseurs privés qui a suscité de vives critiques.

Le président américain a réaffirmé sa proximité avec Infantino, qui lui avait remis en décembre 2025 un « prix de la paix de la Fifa », et a évoqué une demande qu’il avait formulée lors du Mondial 2026 concernant la révision d’une sanction contre un joueur américain.

« La Fifa commettrait une terrible erreur si, pour quelque raison que ce soit, elle envisageait de remplacer son président Gianni Infantino », a-t-il écrit sur Truth Social, le qualifiant de « formidable ».

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Il a ajouté qu’Infantino « vient de présider la Coupe du Monde la plus réussie », organisée en juin-juillet aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada, précisant que si ce dernier quittait son poste, « la compétition ne connaîtrait plus jamais un tel succès ni une telle rentabilité ».

Gianni Infantino, qui se présente pour un nouveau mandat à la tête de la Fifa, fait face à une crise suite à la révélation de son projet controversé d’ouverture de la Fifa à des investisseurs privés, finalement abandonné.

Le foot « n’appartient à aucun individu »

Les confédérations européenne (UEFA), nord-américaine (Concacaf) et asiatique (AFC) ont publié une lettre ouverte demandant son départ, affirmant que le football « n’appartient à aucun individu » et que « le leadership ne consiste pas à détenir un pouvoir à conserver, mais est un devoir de service envers la famille du football ».

Sans mentionner Infantino, elles ont rejeté ses tentatives de maintenir son poste, alors qu’il semblait se diriger vers une réélection tranquille en mars 2027, après un Mondial 2026 ayant généré près de 15 milliards de dollars de revenus.

L’UEFA, la Concacaf et l’AFC ont exprimé leur scepticisme face à un courrier adressé par la Fifa à ses 211 fédérations, reconnaissant des « erreurs » dans l’élaboration de son projet.

« Il n’y a toujours aucune admission que tenter de céder une participation dans la Coupe du Monde de la Fifa constituait une grave défaillance de jugement », ont-elles déploré.

Infantino, dix ans à la tête de la Fifa

Malgré la crise actuelle, Gianni Infantino bénéficie du soutien de Donald Trump et des confédérations africaine et sud-américaine, ainsi que du Mexique, qui a pris ses distances avec la Concacaf.

Les Etats-Unis et le Canada, co-organisateurs du Mondial 2026, ont également exprimé leur souhait de « changements significatifs renforçant la gouvernance de la Fifa ».

Depuis son arrivée en 2016, Gianni Infantino a fait face à de nombreuses critiques concernant l’organisation des Coupes du Monde, l’attribution du Mondial 2034 à l’Arabie saoudite, et d’autres décisions controversées.

Exclu lors des seizièmes de finale du Mondial 2026, un joueur américain a vu sa suspension modifiée après que Donald Trump a demandé à Gianni Infantino de réexaminer la décision. Infantino a toutefois assuré que les instances de la fédération étaient « indépendantes ».

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