Une situation exceptionnelle, on enfonce les minima historiques
Rives et Eaux gère le bassin de l’Adour et le système Neste. Face à une crise sans précédent, les opérateurs surveillent attentivement la ressource qui fournit de l’eau potable à près de 300 000 habitants, tout en maintenant des débits minimaux pour l’environnement, l’agriculture, l’industrie et les loisirs. Les réserves d’eau sont alarmantes, avec moins de 10 % de la capacité du lac de l’Arrêt-Darré encore disponible, une situation inédite pour cette période de l’année.
Jamais début août l’eau ne s’était retirée si loin. Sur les rives du lac de l’Arrêt-Darré, il faut marcher de plus en plus loin pour atteindre la surface de l’eau. Depuis ce mardi, tous les prélèvements dans le lac sont interdits, car il ne reste qu’environ 10 % de son volume total. Willy Luis, directeur général de Rives et Eaux, qualifie cette situation de « critique » et « historique ». Le système Neste, qui alimente 1 400 km de rivières à travers le Gers, le Tarn-et-Garonne et le Lot-et-Garonne, est sous pression.
Un système piloté depuis Tarbes en temps réel
La gestion de l’eau est essentielle pour tempérer les effets de cette sécheresse prolongée et des canicules. Willy Luis souligne que sans intervention humaine, il n’y aurait plus d’eau dans le Gers. La surveillance est continue, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, dans la salle de contrôle de Rives et Eaux, où dix collaborateurs travaillent par binôme. Les données des instruments de me sont analysées pour maintenir un débit optimal pour tous les usages de l’eau. Maud Pauthier, responsable de la gestion des eaux, indique que chaque décision est mise en œuvre immédiatement sur le terrain.
L’expérience de la sécheresse de 2022
Les réserves d’eau, qui avaient été reconstituées durant l’hiver, ont été gravement affectées par des conditions climatiques extrêmes. Au mois de mai, la Neste était déjà déficitaire. Actuellement, moins de 30 % du volume total est disponible pour la Neste, et à peine 20 % pour l’Adour. Les autorités ont donc placé le département en « alerte renforcée », permettant une irrigation limitée. Cette expérience a renforcé la collaboration entre les acteurs et a conduit à une meilleure gestion de l’eau, intégrant une nouvelle approche tarifaire pour encourager une consommation plus responsable.
Pas d’inquiétude pour l’eau potable
Malgré la diminution des stocks et l’augmentation des besoins, Rives et Eaux as qu’il n’y a pas encore de crise pour l’eau potable. Le directeur général rappelle que le système a été conçu pour éviter toute rupture d’approvisionnement en eau potable, malgré les défis posés par la situation actuelle.
Source : Rives et Eaux



