
[Article publiéinitialement le 12 août2025]
Le premier « ouragan spatial » jamais observé
En 2014, un phénomène inédit a été détecté par le satellite DMSP F17 de l’armée américaine. Ce n’est qu’en 2021 que les chercheurs ont officiellement qualifié cet événement de premier « ouragan spatial » observé.
Ce phénomène, qui a duré près de huit heures, avait un diamètre de plus de 1 000 kilomètres et se situait au-dessus de la calotte polaire, une zone où le champ magnétique terrestre dirige les particules solaires et cosmiques vers l’atmosphère. Contrairement aux ouragans classiques qui génèrent des vents puissants et des pluies abondantes, les ouragans spatiaux sont constitués de plasma, un ensemble de particules chargées par le champ magnétique terrestre. Une étude récente a révélé des conséquences notables liées à cet événement.
Les signaux GPS perturbés
Une étude publiée le 12 juillet dans la revue Space Weather a analysé les données satellitaires et terrestres de cet ouragan spatial de 2014. Les chercheurs ont découvert que cet événement avait provoqué des perturbations significatives, notamment sur les signaux GPS traversant les zones périphériques de la tempête, ce qui peut affecter la précision des mes de position. Cela pourrait impacter l’utilisation quotidienne des applications GPS.
Par ailleurs, des changements brusques et localisés dans le champ magnétique terrestre ont été détectés au Groenland grâce à des magnétomètres. L’équipe de recherche a déclaré : « Notre étude démontre que les ouragans spatiaux peuvent déclencher des effets météorologiques spatiaux importants, même pendant des périodes généralement considérées comme calmes ».
Des ouragans plus fréquents qu’ils n’y paraissent
Bien que l’ouragan spatial de 2014 ait été le premier documenté, des chercheurs des années 1960 avaient déjà émis l’hypothèse de l’existence de ce type de tempêtes, sans pouvoir fournir de preuves à l’époque en raison de limitations technologiques.
Une étude récente, publiée en juin, a révélé l’existence de 259 ouragans spatiaux dans l’hémisphère sud, principalement observés en été sous certaines conditions magnétiques. Ce phénomène, bien qu’impressionnant, est donc moins rare qu’il n’y paraît.
Source : LiveScience



