Un projet de parc d'attractions Dragon Ball à l'étude en Île-de-France, sur le site de Mirapolis, pionnier du genre, fermé il y a trente-cinq ans

Un projet de parc d’attractions Dragon Ball à l’étude en Île-de-France

Le projet, porté par une société d’investissement saoudienne, serait déjà « très avancé » même si aucune annonce officielle n’a encore été faite.

Des discussions sont en cours entre les autorités françaises et une société d’investissement saoudienne pour implanter un parc d’attractions inspiré de Dragon Ball sur le site de l’ancien parc Mirapolis, fermé il y a trente-cinq ans. Ce terrain, situé à Courdimanche, dans le Val-d’Oise, pourrait accueillir ce projet ambitieux qui vise à raviver l’intérêt pour la région.

Sur les lieux, peu de vestiges subsistent de Mirapolis, un des premiers parcs à thème de France, ouvert en 1987 et qui a fermé définitivement ses portes en 1991. Les rares traces de son passé incluent un bloc de béton à l’entrée, vestige de l’ancienne billetterie, et un chapiteau en décomposition, presque entièrement recouvert par la végétation.

Selon une source proche du dossier, le projet de parc Dragon Ball est « très bien avancé », bien que les détails restent encore flous. Plusieurs réunions ont eu lieu depuis avril entre l’Elysée, la région Île-de-France, les communes concernées et le principal investisseur, Qiddiya Investment Company, filiale du fonds souverain saoudien Public Investment Fund (PIF).

Cependant, ce projet suscite des inquiétudes parmi les familles de gens du voyage qui résident sur le site depuis plus de neuf ans. Alfred Duvaux, 66 ans, a exprimé son inquiétude, soulignant qu’aucune information ne leur a été communiquée. Il a mentionné qu’une centaine de foyers vivent actuellement sur le terrain et que des enfants sont scolarisés dans les communes voisines.

L’Elysée, la mairie de Courdimanche et les préfectures du Val-d’Oise et d’Île-de-France n’ont pas encore confirmé ces informations. Le coût de l’investissement pourrait dépasser le milliard d’euros, selon des sources médiatiques, mais aucun chiffre officiel n’a été annoncé.

Le député LFI du Val-d’Oise, Aurélien Taché, a demandé une « réelle concertation » avec les élus et les habitants. Maryeme Bouslam, conseillère municipale d’opposition à Courdimanche, a critiqué le manque de consultation préalable, plaidant pour une reconversion du site en pôle culturel ou universitaire.

Mirapolis, qui avait initialement attiré 800 000 visiteurs lors de sa première année, n’a pas réussi à atteindre les 2 millions de visiteurs escomptés, ce qui a contribué à sa fermeture rapide.

Source : Franceinfo

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