Le gouvernement français a annoncé deux mes visant à améliorer la prise en compte de la parentalité dans le calcul des pensions de retraite des femmes, qui entreront en vigueur en septembre 2026.
Actuellement, les femmes perçoivent en moyenne une pension 38 % inférieure à celle des hommes, principalement en raison des inégalités salariales et des interruptions de carrière liées à la maternité. (solidarites.gouv.fr)
La première me consiste à recalculer le salaire annuel moyen (SAM) sur les 23 meilleures années de carrière pour les mères de deux enfants et plus, et sur les 24 meilleures années pour les mères d’un enfant, contre 25 auparavant. Cette modification vise à exclure les années de congé maternité ou de temps partiel, souvent moins rémunérées, du calcul de la pension. Selon les estimations gouvernementales, cette me pourrait entraîner une augmentation moyenne d’environ 1 % de la pension des femmes ayant eu des enfants. (uneretraite.fr)
La deuxième me prévoit l’intégration de jusqu’à deux trimestres de majoration de durée d’assurance (MDA) liés à la maternité, l’éducation, l’adoption ou le congé parental dans le calcul des périodes réputées cotisées pour le dispositif de retraite anticipée pour carrière longue. Cette disposition devrait permettre à environ 6 000 à 12 000 assurées supplémentaires de bénéficier chaque année de ce dispositif. (uneretraite.fr)
Ces ajustements législatifs, issus de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, visent à réduire les inégalités de pension entre les sexes en tenant mieux compte des parcours professionnels des femmes, souvent impactés par la parentalité.



