Donald Trump poursuit son offensive antivax avec un nouveau décret
Le président américain et son ministre de la Santé, Robert F. Kennedy Jr., continuent à faire un lien entre autisme et vaccination alors que la recherche médicale n’a jamais rien prouvé.
Publié le 11/08/2026 à 09:06
Les États-Unis font face à une épidémie de rougeole sans précédent depuis 35 ans, en raison du recul de la vaccination. En réponse à cette situation, Donald Trump renforce son offensive antivax. Un juge fédéral a récemment bloqué une première tentative de réduire le nombre de vaccins recommandés pour les enfants, après avoir été saisi par une quinzaine d’États démocrates.
À quelques jours de la rentrée scolaire dans plusieurs États, le président américain a signé un décret recommandant de réduire le nombre de vaccins administrés, de réserver certains uniquement aux enfants considérés comme à risque, et de ne plus vacciner simultanément contre la rougeole, les oreillons et la rubéole.
Ce décret, qui a suscité des applaudissements dans le bureau ovale, a provoqué la consternation au sein de la communauté médicale. Trump a affirmé que le vaccin combiné contre la rougeole, les oreillons et la rubéole pourrait être mortel, une affirmation qui n’est pas soutenue par des données scientifiques.
L’ancien président a également déclaré vouloir mettre fin aux injections « de la taille d’une bouteille de soda », sans fondement dans la réalité. Il prétend ainsi combattre l’augmentation des cas d’autisme, une théorie largement discréditée. Au contraire, le vaccin combiné est reconnu pour augmenter la couverture vaccinale, permettant d’éviter de multiplier les rendez-vous médicaux. Les vaccins monovalents, qui ciblent chaque maladie séparément, ne sont plus utilisés ni produits dans les pays développés en raison de leur efficacité inférieure.
Source : Franceinfo



