Tribunal de Pontoise : Un homme schizophrène condamné pour avoir agressé un jeune autiste
Le 21 juillet 2026, Mahmut, un homme de 44 ans souffrant de schizophrénie, a comparu devant le tribunal de Pontoise pour avoir agressé un jeune homme, Louis, en gare de Louvres. Ce dernier, atteint d’un trouble du spectre autistique sévère, était en état de choc après l’incident, tenant dans ses mains son casque audio endommagé.
Les faits se sont déroulés le 24 février 2026. Selon les éléments présentés, Mahmut a poussé Louis, lui a aspergé un spray lacrymogène, puis lui a asséné plusieurs coups, dont un coup de pied au ventre et un autre au visage. Mahmut a reconnu les faits, affirmant qu’il ne savait pas que la victime était malade.
Mahmut a expliqué qu’il souffre de sentiments de persécution, ce qui l’a conduit à se sentir agressé par le geste de Louis, qui était simplement en train de se canaliser avec son casque audio. Il a été reconnu handicapé à 90 % et a déclaré : « C’est deux malades qui se sont mal compris. »
Lors de l’expertise psychiatrique, il a été établi que, bien que Mahmut souffre de troubles schizophrènes, son discernement n’était pas aboli au moment des faits. La présidente du tribunal a souligné la violence de l’agression, notant que cela aurait pu avoir des conséquences bien plus graves.
Mahmut a évoqué son passé difficile, mentionnant une enfance marquée par la maltraitance, avec un père alcoolique et une mère dépressive. Il a également déclaré que sa croyance en Jésus l’aide à surmonter ses difficultés.
Le procureur, après avoir pris en compte la situation de Mahmut, a renoncé à demander un mandat de dépôt, affirmant que « la prison n’est pas une solution ». Il a requis un sursis probatoire de 12 mois, avec interdiction de contact et obligation de soins. Mahmut a été condamné à 18 mois de prison avec sursis probatoire et une interdiction de porter une arme pendant cinq ans.
Cette affaire soulève des questions sur la prise en charge des personnes souffrant de troubles mentaux et sur la protection des individus vulnérables dans des situations de conflit.
Source : Actu Juridique.



