Violences, tapage et fermeture administrative en plein été : ces clubs de plage regrettent une sanction « disproportionnée »
Une centaine de personnes se sont réunies lundi 10 août 2026 pour soutenir deux établissements de Leucate dans l’Aude. Ces clubs de plage ont été fermés administrativement par la préfecture le 5 août à cause de troubles répétés à l’ordre public. Une sanction jugée disproportionnée par les professionnels, pénalisant ainsi le tourisme local.
Des transats désespérément vides en plein mois d’août. La scène paraît surréaliste pour ces clubs de plage de Leucate, à une heure de Carcassonne, habituellement fréquentés par des centaines de clients par jour. Les établissements sont fermés administrativement pour une durée de sept jours, une me perçue par les gérants comme un acharnement au cœur de la saison touristique.
Pierre-Olivier Barbe, cogérant de Playa Amor, exprime son incompréhension face au timing de cette décision : « La période n’est pas du tout propice. Nous sommes en pleine saison, nous sommes dans un département où nous sommes liés au tourisme, et nous recevons des milliers de messages de soutien de clients, déçus que leur paillotte préférée soit fermée pendant cette période. »
Cette fermeture impacte plus d’une centaine d’employés et représente, selon le propriétaire, une perte estimée à près de 300 000 euros de chiffre d’affaires. Les touristes eux-mêmes peinent à comprendre cette décision. Un visiteur déclare : « Je trouve que c’est un peu dommage de fermer une entreprise et un bar en plus l’été sur des bars de plages qui n’ont pas beaucoup de durée de vie. »
La préfecture de l’Aude justifie cette décision par des incidents répétés : « À de multiples reprises au cours de la saison, les gendarmes ont dû intervenir sur les lieux, pour des faits de violence, de consommation d’alcool, de rixe, de tapage, de stationnement. » Ces incidents s’ajoutent à d’autres problématiques relatives à l’urbanisme.
Cependant, le président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie dans l’Aude affirme que les tensions avaient diminué après une réunion avec le sous-préfet en juin. Il regrette la fermeture de sept jours : « Il faut qu’ils nous disent ce qu’ils veulent exactement, car là, il a fait ce qu’il fallait et on le ferme quand même. »
Thierry Deniau appelle également à une nouvelle concertation. Les professionnels du secteur réclament une « table ronde avec toute la profession, avec le syndicat, avec les gens du tourisme. » Une centaine de personnes se sont rassemblées en fin de journée pour protester contre ces fermetures. Les syndicats patronaux regrettent une décision qui nuit à l’activité touristique locale et demandent l’ouverture de nouvelles négociations avec la préfecture.
Source : France 3 Régions



