Des robots livreurs autonomes arrivent sur nos routes, mais avec une règle très stricte
Le gouvernement français a récemment autorisé l’homologation des robots de livraison électriques sans conducteur, qui pourront circuler sur la chaussée mais seront formellement interdits d’accès aux trottoirs.
Publié le 7 août, un arrêté du ministère des Transports marque une avancée significative en ouvrant la voie à l’homologation de ces engins sur la voie publique. Jusqu’à présent, aucun cadre légal ne les régissait. Ces robots, entièrement électriques, seront désormais en me de prendre en charge la livraison du dernier kilomètre, faisant de la France l’un des premiers pays à établir un cadre pour ces technologies.
Des mensurations de citadine, mais interdits de trottoir
Ces robots sont classés dans la catégorie L du code de la route, similaire aux tricycles et quadricycles à moteur. Par conséquent, leur circulation est strictement limitée à la chaussée. Les trottoirs leur sont interdits afin de garantir la sécurité des piétons.
Concernant leurs dimensions, les modèles homologués pourront atteindre jusqu’à 4 mètres de long, 2 mètres de large et 2,5 mètres de haut. Cela correspond à peu près à l’encombrement de voitures compactes comme la Peugeot 208 ou la Renault Clio. Conçus pour le transport lourd de proximité, ces robots pourront transporter jusqu’à 1 000 kg et parcourir des distances de plusieurs dizaines de kilomètres.
Une technologie sous haute surveillance locale
Ces robots s’appuient sur des technologies avancées, équipés de caméras, de radars et de lidars pour analyser leur environnement en temps réel grâce à des logiciels d’intelligence artificielle. Cependant, l’exploitation de ces flottes sera supervisée à distance par des opérateurs humains, qui pourront intervenir en cas de besoin. Les collectivités territoriales auront le dernier mot concernant les zones et itinéraires autorisés pour leur circulation.
Face à la Chine et aux États-Unis, la France accélère
Cette initiative s’inscrit dans un contexte industriel où la France a réalisé plus de 200 expérimentations sur les véhicules autonomes depuis 2015, mais le déploiement commercial a été freiné par l’absence de lois adaptées. Pendant ce temps, des entreprises en Chine et aux États-Unis, comme JD.com, Neolix, Nuro et Serve Robotics, ont déjà largement avancé dans ce domaine.
L’arrivée de ces robots sur les routes françaises soulève des questions de cohabitation, notamment à la lumière des expériences d’autres pays où des incidents, tels que des actes de vandalisme, ont été rapportés. Le cadre légal étant désormais en place en France, il reste à voir comment ces nouveaux usagers seront accueillis par les automobilistes et les piétons.
Source : Ministère des Transports



