Déferlement médiatique autour de la vidéo d’Eliott : l’avocat déplore le manque de considération des alertes

Le 9 décembre 2025, une vidéo révélée par franceinfo suscite une onde de choc. Dans ce document, Eliott, un enfant de 8 ans, est filmé dans un foyer parisien de l’aide sociale à l’enfance alors qu’une éducatrice lui rase entièrement la tête. Cette vidéo, diffusée sur une boucle WhatsApp entre éducateurs, montre des comportements moqueurs à l’égard de l’enfant, provoquant immédiatement un scandale médiatique.

Quelques mois après cette révélation, Axel Delaunay-Belleville, l’avocat de la mère d’Eliott, témoigne de son choc face aux images : « Lorsque j’ai vu ces images, j’ai eu un petit temps d’attente face à mon écran. C’est un choc, c’est invraisemblable. » Il souligne également le regard d’Eliott à la fin de la vidéo, qui témoigne de son inconfort.

L’avocat ne s’attendait pas à l’ampleur du déferlement médiatique qui a suivi : « Je pense très sincèrement que c’est la force des images. Tous ceux qui ont vu cette vidéo, même floutée, ne pouvaient rester indifférents. »

Cependant, Delaunay-Belleville déplore que les alertes lancées auparavant n’aient pas été prises en compte avant la médiatisation de l’affaire. « Il faut attendre que la presse se fasse l’écho d’une histoire pour que les choses avancent », indique-t-il, faisant référence à d’autres scandales récents concernant des mineurs.

Malgré l’attention portée à cette affaire, l’avocat n’observe pas de changement significatif dans la réponse des autorités : « Pendant quelques jours, il y a eu une écoute, mais nous n’avons pas eu de retour de la part de la mairie de Paris, ni de l’ASE. »

Néanmoins, il se veut rassurant sur le bien-être d’Eliott, qui a été maintenu dans le même foyer. « C’est un enfant qui a repris le cours de son quotidien. J’ose croire que, si on l’a laissé dans ce foyer, c’est qu’on estime qu’il pouvait y rester. »

Cette affaire soulève des questions sur la protection des mineurs et la réactivité des institutions face à des situations de maltraitance.

Source : franceinfo

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