Incendie du Gros Bessillon dans le Var : « C’est maintenant le plus dur ! »
Trois semaines après le départ de l’incendie du Gros Bessillon, le mardi 21 juillet à Pontevès (Var), la vie tente de reprendre ses droits dans les villages touchés. À Correns, l’heure est désormais au bilan et au difficile contrecoup pour les habitants.
Le silence est presque revenu à Correns. Les camions de pompiers traversent encore le village, mais fini le bruit incessant des hélicoptères et les allées et venues des journalistes. Trois semaines après le départ du feu, et quatre jours après que les pompiers l’ont déclaré fixé, la vie tente de reprendre ses droits.
Cependant, tout autour du village, les paysages dévastés rappellent la catastrophe : des collines entières sont calcinées. Au total, les flammes ont traversé sept communes, parcouru 6 300 hectares et brûlé 5 700 hectares. En tout, 70 maisons ont été touchées, dont 41 détruites, et près de 6 000 personnes ont été évacuées.
Pendant quinze jours, Patricia et Michel ont été présents à Correns, pris dans l’urgence et l’entraide. Aujourd’hui, le contrecoup est palpable. « Je pense que c’est le plus dur maintenant parce qu’on voit le paysage, et on se rend compte vraiment de tout ce qui s’est passé. Ce n’est pas facile. On a le contrecoup parce qu’avant, on était dans l’action », confie Patricia.
Michel, quant à lui, a également du mal à reconnaître les alentours : « Nous sommes restés 15 jours dans le cœur du village. Alors quand on a pris la voiture la première fois et qu’on a eu les premières visions des collines de notre village, oui, on a eu les larmes aux yeux. »
Nicole Rullan, la maire de Correns, a presque vécu dans sa mairie pour gérer l’urgence, sans avoir le temps d’évaluer les dégâts. « Je commence à faire le tour pour aller voir des gens et je m’aperçois des dégâts, c’est immense. Je suis dans l’effarement, la tristesse », déclare-t-elle. Malgré cela, elle pense déjà à l’après et à la reconstruction, souhaitant profiter de cette occasion pour mieux préparer le village aux risques d’incendie.
Des chemins trop étroits pour les camions et des culs-de-sac sans aire de retournement sont autant de difficultés rencontrées par les pompiers pendant l’incendie que la commune souhaite désormais prendre en compte.
Source : Radio France.



