Le Japon veut réduire la TVA sur l’alimentation, au risque de creuser sa dette
Lors des dernières élections législatives, le 8 février, la Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a promis de réduire pendant deux ans la taxe sur la consommation des produits alimentaires, équivalente à la TVA. Cette initiative vise à répondre aux préoccupations des Japonais touchés par une inflation persistante, qui réclament un allégement fiscal. Le Parti libéral-démocrate (PLD) au pouvoir a remporté une victoire écrasante, écartant les formations d’opposition.
Le 5 août, le gouvernement japonais a adopté cette me, selon l’agence de presse Jiji Tsushin. Il s’agit de réduire la TVA sur les aliments de 8 % à 1 % pour une durée de deux ans à partir d’avril 2027. Au cours de la prochaine session parlementaire prévue cet automne, le gouvernement présentera un projet de loi pour concrétiser cette réforme. Si celle-ci est votée, ce sera la première fois depuis l’introduction de la taxe sur la consommation en 1989 qu’un taux est revu à la baisse.
Cependant, la Première ministre n’a pas précisé comment elle compenserait le manque à gagner pour les finances de l’État, estimé à 5 000 milliards de yens (environ 27 milliards d’euros) par an. Cette situation soulève des inquiétudes quant à l’impact de cette me sur la dette publique du Japon, qui est déjà l’une des plus élevées au monde.
Source : Jiji Tsushin.



