Après l’afflux de migrants à Ceuta, Edouard Philippe propose des mes pour limiter l’immigration en Europe
Le candidat de centre-droit à l’élection présidentielle de 2027 propose notamment de suspendre les demandes d’asile à Mayotte ou en Guyane, et de soumettre à l’accord des pays membres de l’espace Schengen les plans de régularisations de sans-papiers.
Publié le 10 août 2026
Dix jours après un afflux massif de migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta, Edouard Philippe, chef du parti Horizons et ancien Premier ministre, a présenté de nouvelles propositions pour réduire l’immigration en France et en Europe. Dans une tribune publiée dans Le Figaro, il a insisté sur la nécessité d’une réponse coordonnée face à cette crise.
Philippe a suggéré la création d’un « verrou Schengen », qui empêcherait tout État européen d’initier une régularisation massive de sans-papiers sans un accord préalable des partenaires de l’Union européenne. Il a déclaré : « Il n’est plus raisonnable qu’un pays puisse engager seul une régularisation massive de personnes entrées ou demeurées irrégulièrement en Europe sans en discuter avec ses partenaires. »
L’ancien Premier ministre a également proposé un « dispositif anti-chantage migratoire », permettant la suspension de l’enregistrement de nouvelles demandes d’asile en cas de situation exceptionnelle, comme une « attaque hybride » sur les frontières. Il a évoqué la nécessité d’un « régime européen de sanctions » pour lutter contre l’immigration illégale, inspiré des mes appliquées contre le terrorisme et la criminalité organisée.
Enfin, Philippe a appelé à la suspension de l’enregistrement des demandes d’asile à Mayotte et en Guyane, qu’il a qualifiées de départements « en état de saturation migratoire ». Tout en reconnaissant le besoin d’immigration de travail, il a affirmé qu’il était essentiel de « faire partir ceux qui n’ont pas vocation à rester » en France.
Ces propositions s’inscrivent dans un contexte où l’Espagne a récemment lancé un plan massif de régularisation, attirant des migrants vers l’Europe, ce que Philippe qualifie d' »appel d’air ».
Source : Le Figaro


