La France fait face à sa troisième vague de chaleur de l’année. Entre les différents termes employés par Météo-France lors des épisodes de fortes chaleurs, il est compliqué de s’y retrouver. Franceinfo fait le point.
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Vingt-deux départements du centre et du sud-est de la France sont placés en vigilance orange canicule lundi 10 août. La chaleur va s’étendre « à de nombreuses régions de France », avec des maximales atteignant 39°C dans le Sud, avant un pic attendu « vers le milieu de la semaine », détaille le prévisionniste.
Ce « nouvel épisode caniculaire » est le quatrième de l’année, mais il s’agit seulement de la troisième vague de chaleur de 2026. Comment expliquer ces nuances et comment faire la différence entre une canicule et une vague de chaleur ou encore un pic de chaleur ? Explications.
Le pic de chaleur : une séquence relativement courte
Les termes « canicule », « vague de chaleur » et « pic de chaleur » ne désignent pas le même phénomène. Chacun correspond à une situation météorologique particulière, définie selon sa durée, l’intensité des températures et les éventuels risques pour la santé. Pour caractériser ces périodes de fortes chaleurs, l’institut de prévisions français s’appuie notamment sur des critères climatologiques et des statistiques précis.
Un pic de chaleur correspond à une période relativement courte, généralement comprise entre 24 et 48 heures, lors de laquelle les températures sont sensiblement supérieures aux valeurs observées habituellement à la même période de l’année. Ce phénomène peut être constaté à l’échelle locale ou concerner une partie plus importante du territoire, voire tout un pays.
La vague de chaleur : un épisode calculé à partir d’un indicateur national
Une vague de chaleur, elle, se caractérise par des températures nettement supérieures aux normales saisonnières pendant plusieurs jours consécutifs. Cependant, il n’existe pas de définition identique à tous les pays du monde. Les seuils retenus dépendent notamment du climat de chaque région. En France hexagonale, pour identifier les vagues de chaleur, Météo-France s’appuie sur des critères statistiques établis à partir de l’indicateur thermique national. Cet outil, créé en 1947, correspond à la température moyenne de l’air mesurée sur 24 heures dans 30 stations réparties sur le territoire.
Pour qu’un épisode soit considéré comme une vague de chaleur, deux conditions doivent être réunies : l’indicateur thermique national doit atteindre ou dépasser 25,3°C pendant au moins une journée et il doit également rester à 23,4°C ou plus pendant au moins trois jours. L’épisode prend fin lorsque cet indicateur repasse sous 23,4°C pendant au moins trois jours consécutifs, ou lorsqu’il redescend, même temporairement, sous 22,4°C.
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Météo-France recense 54 vagues de chaleur depuis 1947, dont deux tiers se sont produites depuis le début du XXIe siècle. Depuis le 28 juillet, le pays traverse sa troisième vague de chaleur de l’année, après celles du 17 au 30 juin et du 4 au 19 juillet. Tous les épisodes de chaleur ne sont donc pas qualifiés de vagues de chaleur. Par exemple, la France a connu « un épisode caniculaire particulièrement précoce en mai, mais qui n’avait pas atteint les seuils permettant de le qualifier de vague de chaleur », explique Météo-France.
La canicule : un phénomène défini à l’échelle départementale
Le terme « canicule » « désigne une situation de forte chaleur associée à une vigilance canicule du fait des conséquences sanitaires qu’elle peut engendrer à l’échelle de chaque département concerné », résume Météo-France.
Contrairement à ceux de la vague de chaleur, les critères sont donc définis à l’échelle départementale. Les seuils de température et de durée varient donc selon les territoires, en fonction de leur climat habituel. Pour être qualifié de canicule, l’épisode doit durer au moins trois jours et trois nuits et peut constituer un risque sanitaire pour les personnes les plus vulnérables.
Dans l’Hexagone et en Corse, les épisodes de canicule sont surtout observés entre le début du mois de juillet et la mi-août. Mais ils peuvent également se produire en dehors de cette fenêtre estivale. Météo-France cite les exemples des canicules du 19 juin au 4 juillet 2025 ou encore du 13 juin au 1er juillet 2019.
Les fortes chaleurs peuvent être dangereuses pour la santé, en particulier pour les personnes vulnérables. Le gouvernement a mis en place le numéro vert « Canicule info service » : 0800 06 66 66, joignable de 9 à 19 heures (appel gratuit). En cas de besoin d’une prise en charge ne relevant pas d’une urgence vitale, le ministère de la Santé recommande d’appeler prioritairement son médecin traitant, puis de recourir à une alternative à proximité, en consultant par exemple la carte des lieux de soins sur sante.fr (accessible en anglais). Enfin, en cas de doute, d’appeler le 15.
Source : Franceinfo.



