Chimie du bâtiment : l'ascension sous surveillance de l'italien Mapei – L'Express

Chimie du bâtiment : l’ascension sous surveillance de l’italien Mapei

Rien ne semble pouvoir altérer le sourire confiant de Veronica Squinzi. Mi-juin, sous la somptueuse fresque du réfectoire, au musée des sciences et technologies milanais Léonard de Vinci, la patronne de Mapei, vêtue d’un élégant ensemble vert fougère, jubile. Son entreprise vient de recevoir le prix Léonard de Vinci, remis chaque année par l’association des Hénokiens, regroupant des entreprises familiales bicentenaires, et par le Château du Clos Lucé, dernière demeure du peintre.

Cependant, un mois plus tard, la situation s’assombrit. Alors que Mapei s’apprête à dévoiler ses résultats annuels, la Commission européenne épingle l’entreprise, aux côtés de quelques concurrents, dans un communiqué. La raison évoquée est une suspicion d’entente sur les prix de produits chimiques pour le ciment, le béton et le mortier dans trois pays européens. L’allégation a été immédiatement démentie par le groupe italien, mais elle ternit l’image que Mapei a cultivée depuis ses débuts.

Cette affaire intervient dans un contexte où le marché de la chimie du bâtiment est en pleine évolution, avec une demande croissante pour des matériaux durables et des pratiques de construction respectueuses de l’environnement. Selon les dernières données de l’INSEE, le secteur de la construction a connu une augmentation de 3,5 % en 2022, soulignant l’importance stratégique de ce marché.

La conséquence directe de cette situation pourrait affecter la réputation de Mapei, un acteur clé de l’industrie, et remettre en question la confiance des partenaires commerciaux et des consommateurs.

(Source : L’Express)

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