Changements climatiques : Les océans battent un record de chaleur en juillet
Les océans de la planète ont enregistré un niveau de chaleur sans précédent en juillet, conséquence des changements climatiques induits par les activités humaines. La température moyenne mensuelle de surface de la mer a atteint 20,96 °C dans les océans extrapolaires, soit la portion située entre 60° de latitude sud et 60° de latitude nord. Ce chiffre dépasse le précédent record de 20,89 °C établi en 2023, selon le Service Copernicus sur le changement climatique du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme.
Ce mois de juillet a été marqué par des températures exceptionnellement élevées sur une grande partie du Pacifique tropical, en partie à cause du phénomène El Niño, qui devrait se renforcer dans les mois à venir. En Europe, les températures de surface de la mer dans l’Atlantique et la Méditerranée occidentale ont été associées à des vagues de chaleur marines, impactant les communautés côtières et les écosystèmes.
La surchauffe des océans, en hausse depuis des décennies, est considérée comme une preuve tangible des changements climatiques causés par l’homme, selon le consortium québécois Ouranos. Les océans, qui couvrent plus de 70 % de la surface terrestre, absorbent 93 % de l’énergie disponible sur la planète et une grande quantité de dioxyde de carbone (CO₂) de l’atmosphère.
Cependant, l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre perturbe cet équilibre. Les océans ne parviennent plus à capter suffisamment de carbone, ce qui contribue à l’intensification des changements climatiques, notamment en influençant la circulation atmosphérique et en augmentant la fréquence des ouragans.
Parallèlement, l’air a également enregistré des records de chaleur en juin et juillet en Europe occidentale, avec une température moyenne de 21,62 °C, soit 2,79 °C au-dessus de la moyenne de la période 1991-2020. Les conditions de chaleur extrême et de sécheresse se renforcent mutuellement, exacerbant la situation climatique.
À l’échelle mondiale, juillet 2026 est classé comme le deuxième mois le plus chaud jamais enregistré, avec une température moyenne de l’air en surface de 16,9 °C, soit 1,47 °C au-dessus de la moyenne préindustrielle.
Source : Service Copernicus sur le changement climatique



