REPORTAGE.

« Pour 150 euros par mois sur Toulouse, c’est inimaginable » : le pari gagnant de la colocation intergénérationnelle

Face à la pénurie de logements étudiants et à l’isolement des seniors, la colocation intergénérationnelle s’impose comme une solution solidaire et économique. À Toulouse, Adélie, 25 ans, et Marie, 67 ans, partagent bien plus qu’un toit grâce au service Sänja Family. Découverte d’un quotidien rythmé par la complicité, le soutien mutuel et un loyer imbattable.

Adélie et Marie passent des moments privilégiés ensemble. Elles partagent des repas, vont au cinéma ou à la piscine. Bien qu’elles ne soient pas de la même famille, leur colocation leur permet de vivre une expérience enrichissante. Cette formule offre aux étudiants un accès à des logements à moindre coût, tout en permettant aux personnes âgées d’échapper à l’isolement.

Un logement accessible à un prix imbattable à Toulouse

« Trouver un logement, c’est vraiment très difficile quand on n’a pas de salaire », explique Adélie. Les colocataires ont aménagé un espace adapté aux besoins de Marie, qui utilise un fauteuil roulant. « Pour 150 euros par mois sur Toulouse, c’est vraiment inimaginable », ajoute-t-elle.

Une amitié sincère sans sacrifier sa liberté

Adélie décrit sa relation avec Marie comme une véritable amitié. « C’est une copine », dit-elle en souriant. La jeune femme souligne qu’elle conserve sa vie sociale, ayant la possibilité d’inviter ses amis. Marie, de son côté, apprécie la compagnie : « Maintenant qu’elles habitent ici, il y a toujours des rires dans la maison. » Depuis son AVC, Marie a des difficultés pour accomplir certaines tâches quotidiennes, mais Adélie l’aide régulièrement.

Moins cher qu’un logement dans une résidence étudiante

Ce modèle est soutenu par Sänja Family, un service qui met en relation des hôtes et des compagnons de vie. Inés Palame, la fondatrice, a lancé ce projet il y a deux ans, voyant le potentiel d’unir étudiants et seniors. Chaque partie verse 150 euros pour couvrir les frais de gestion, un tarif inférieur à celui des résidences étudiantes, où le loyer peut atteindre 200 euros.

La structure cherche à créer des colocations basées sur des affinités, en privilégiant des personnes motivées par l’entraide plutôt que par le simple aspect financier.

Source : La Dépêche

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