Pas perdus à Paris – sur La Tectonique des Halles de Guillaume Marie
Par Éric Loret
Un homme à vélo, rentrant du bureau, se perd soudain sur un chemin qu’il connaît par cœur. À travers ce récit poétique, Guillaume Marie explore l’expérience de l’égarement, transformant celle-ci en un art de la disponibilité. Le lecteur parcourt un Paris en forme de « géographie intime », toujours changeante et hantée.
Ce livre, bien que court, avec ses soixante pages, propose une lecture qui se déploie et s’étend dans l’esprit à me qu’on avance. L’effet de cette lecture rappelle le phénomène d’« actualisation », un concept développé par Yves Citton. Ce dernier évoque un éveil de traces enfouies, sensations et bribes qui résonnent à la lecture, comme la vibration d’une toile d’araignée.
Le texte de Marie invite à une réflexion sur nos croyances et nos certitudes. Il s’agit d’une œuvre qui encourage à se décentrer plutôt qu’à se fixer. Le narrateur, en observant ses pérégrinations parisiennes, actualise des éléments littéraires, comme une fin de paragraphe de Zola, soulignant ainsi le lien entre art et liberté.
Ce livre, en tant qu’œuvre littéraire, permet de sortir d’un enfermement intellectuel et d’aborder la lecture sous un nouvel angle.
Source : AOC Media


