Les Houthis revendiquent une frappe sur une raffinerie saoudienne
Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, ont annoncé ce dimanche avoir mené une attaque contre une raffinerie saoudienne située sur la côte de la mer Rouge. Selon les autorités saoudiennes, un incendie s’est déclaré sur le site, mais a été rapidement maîtrisé. Le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Saree, a affirmé que cette opération visait la raffinerie d’Aramco à Jazan (sud-ouest) et a été réalisée par un drone dans le cadre d’une « frappe précise ». Cette attaque a été présentée comme une réponse aux incursions saoudiennes sur des territoires du nord-ouest du Yémen.
Contexte des hostilités
Le ministère saoudien de l’Énergie a confirmé l’incendie, sans en préciser la cause, et a indiqué qu’aucune victime n’était à déplorer. Les tensions dans le conflit yéménite se sont intensifiées le mois dernier, marquant une nouvelle escalade dans les hostilités qui opposent l’Arabie saoudite à l’Iran, notamment dans le cadre de leurs rivalités géopolitiques.
Les Houthis avaient précédemment déclaré un blocus des navires saoudiens en mer Rouge, un passage stratégique pour le transport d’hydrocarbures, suite à un renforcement des tensions dans le détroit d’Ormuz. Cette attaque sur Jazan n’est pas un incident isolé, puisque le mouvement rebelle a également mené d’autres frappes sur le territoire saoudien depuis la trêve de 2022.
Données sur les pertes
Par ailleurs, au moins 58 soldats des forces gouvernementales yéménites, soutenues par l’Arabie saoudite, ont été tués jeudi dernier lors d’une attaque contre un camp militaire dans le centre du pays. Ce climat de violence persistent est exacerbé par les frappes iraniennes répétées sur le royaume saoudien. Dans ce contexte, l’Arabie saoudite a récemment signé un pacte de défense mutuelle avec le Pakistan et la Turquie pour renforcer ses alliances sécuritaires.
Conclusion implicite
Les récents événements illustrent la fragilité de la situation sécuritaire au Yémen et dans la région, où les rivalités entre puissances continuent d’alimenter le conflit.
Source : Le Télégramme.



