Canicule et urticacées : risque allergique maximal niveau 5 sur presque toute la France lundi
Une quasi-totalité du territoire français est placée sous haute surveillance allergique, avec un indice de risque atteignant le niveau 5. Seules la Corse et une partie du sud-est échappent à ce niveau très élevé, où l’indice maximal se situe entre 3 et 4. Cette situation critique concerne treize régions sur quinze, de la Bretagne à l’Île-de-France, en passant par le Grand Est et la Nouvelle-Aquitaine, imposant une vigilance maximale pour les personnes sensibles.
Les urticacées constituent le facteur de risque majeur, avec des concentrations très élevées dans la plupart des zones du pays, à l’exception de la Corse et du pourtour méditerranéen, où elles restent modérées. L’ambroisie aggrave cette situation, notamment en Auvergne-Rhône-Alpes et en Provence-Alpes-Côte d’Azur, où le niveau est élevé. Par ailleurs, le bouleau et les graminées maintiennent une pression modérée mais généralisée sur l’ensemble des régions.
La canicule, avec des températures oscillant entre 33 et 37 °C, et l’absence de pluie exacerbent la dispersion des pollens. Les conditions climatiques actuelles favorisent la libération et le transport des grains de pollen sur de longues distances, tandis que l’absence de précipitations permet aux concentrations de s’accumuler tout au long de la journée. Seules des averses locales dans les reliefs des Pyrénées, du Massif central et des Alpes offrent un répit très limité.
Face à cette saturation atmosphérique, il est conseillé de garder les vitres fermées en voiture et d’activer la climatisation en mode recyclage, d’éviter les activités sportives en extérieur durant les heures les plus chaudes, de rincer soigneusement les cheveux le soir pour éliminer les pollens, et de ne pas faire sécher le linge dehors.
La situation devrait se tendre davantage dans les jours à venir, avec un pic de chaleur prévu entre mercredi et vendredi, où les températures pourraient atteindre 40 °C. Ce maintien de l’anticyclone favorise encore la dispersion des pollens, et les records de chaleur pourraient prolonger l’exposition à un risque très élevé.
Source : La Chaîne Météo



