Soumission chimique : Elisabeth Baume-Schneider veut agir en Suisse

Soumission chimique : Elisabeth Baume-Schneider veut agir en Suisse

La conseillère fédérale en charge de la santé, Elisabeth Baume-Schneider, appelle à une meilleure protection contre les violences sexuelles commises à l’aide de substances chimiques. « Nous devons améliorer la prévention et l’information », déclare-t-elle.

Dans un entretien publié dimanche par le SonntagsBlick, Elisabeth Baume-Schneider souligne que le grand public n’était pas suffisamment conscient que des cas de soumission chimique pouvaient également se produire à domicile, en référence à une affaire impliquant un ancien député en Argovie. Elle mentionne que d’autres cas pourraient être révélés.

Bien que la loi sur les stupéfiants prohibe déjà l’administration de substances chimiques à une personne pour la rendre sans défense, la cheffe du Département fédéral de l’intérieur (DFI) estime qu’il y a encore des améliorations à apporter. Elle insiste sur la nécessité pour les autorités pénales de poursuivre ces actes avec rigueur et encourage les victimes à demander de l’aide et à se rendre immédiatement à l’hôpital, en précisant que « le problème, ce ne sont pas elles, mais l’auteur des faits ».

Un problème structurel

Concernant l’affaire d’un ancien élu UDC au Grand Conseil argovien, soupçonné d’avoir drogué et abusé sexuellement plusieurs femmes et une mineure, Elisabeth Baume-Schneider affirme que « les deux femmes qui ont décidé de parler publiquement ont fait preuve d’un grand courage ». Elle souligne que la violence à l’égard des femmes est un problème structurel présent dans l’ensemble de la société. « La soumission chimique et les viols peuvent se produire partout, même lorsque les auteurs sont des citoyens suisses ». Pour elle, les hommes politiques doivent adopter un comportement exemplaire.

La Confédération a annoncé en février une stratégie nationale contre les violences domestiques et les violences sexistes. Le Département fédéral de l’intérieur et le Département fédéral de justice et police souhaitent regrouper les mes déjà mises en œuvre dans une stratégie commune, qui devrait être lancée l’année prochaine, précise Elisabeth Baume-Schneider.

Source : ats/ther

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