Hébergement d’urgence : l’État condamné à verser plus de 500 000 euros à la ville de Strasbourg
Le tribunal administratif de Strasbourg a ordonné à l’État de verser un total de 540 000 euros à la ville de Strasbourg en raison d’une « carence » dans ses obligations d’hébergement d’urgence. Cette décision, rendue le 28 juillet, inclut 242 284 euros destinés à la commune et 294 669 euros au centre communal d’action sociale, ainsi que 3 000 euros pour couvrir les frais de procès.
Ces montants correspondent aux frais d’hébergement de plusieurs personnes sans abri dans un gymnase municipal, suite aux évacuations successives d’un campement situé au centre-ville, entre 2022 et 2023. Le tribunal a estimé que la ville de Strasbourg était « fondée à demander à l’État » le remboursement de la majorité des frais avancés, soulignant que l’État avait manqué à ses obligations légales.
L’ancienne maire de Strasbourg, Jeanne Barseghian, a déclaré dans un communiqué que la décision était claire et que l’État avait failli à ses responsabilités en laissant des familles à la rue et en ne finançant pas l’hébergement d’urgence à la hauteur des besoins. Son ancienne adjointe aux solidarités, Floriane Varieras, a également insisté sur l’urgence de mettre les personnes à l’abri et de réclamer le remboursement des hébergements à l’État.
Cette situation illustre les défis croissants liés à l’hébergement d’urgence en France, où des milliers de personnes continuent de se retrouver sans abri.
Source : Tribunal administratif de Strasbourg.



