Ces ultrariches veulent se sécuriser une place loin des conflits planétaires : la Nouvelle-Zélande a reçu 700 demandes de « visas dorés »
Selon le Financial Times, les demandes pour les « visas dorés » néo-zélandais destinés aux investisseurs étrangers ont connu une hausse significative depuis l’assouplissement des règles par le nouveau gouvernement.
Les « visas dorés » néo-zélandais séduisent les riches Californiens. À l’image de quelques autres pays, dont le Portugal et les États-Unis, la Nouvelle-Zélande propose un programme de « visas dorés » permettant à des étrangers d’obtenir un titre de séjour en échange d’un investissement important. Depuis que le nouveau gouvernement a assoupli certaines règles encadrant ces visas, les candidats affluent vers le pays océanien.
En effet, plus de 700 étrangers fortunés ont demandé à s’installer en Nouvelle-Zélande au cours des quatorze derniers mois, comparativement à seulement 115 demandes durant les trois années précédentes. Cette augmentation intervient dans un contexte d’incertitudes géopolitiques mondiales, rendant l’archipel du Pacifique particulièrement attractif pour ceux en quête de sécurité. Parmi les candidats, 277 demandes proviennent des États-Unis, notamment de Californie.
Pour obtenir un visa doré, un candidat doit investir un minimum de 5 millions de dollars néo-zélandais (environ 2,55 millions d’euros) dans des investissements directs, des fonds ou des activités philanthropiques sur une période de trois ans. Un seuil plus élevé, permettant d’investir également dans des obligations ou des projets immobiliers, exige un investissement d’au moins 10 millions de dollars néo-zélandais (environ 5,10 millions d’euros) sur une période de cinq ans. Selon la catégorie, le demandeur doit résider au moins 21 jours ou 105 jours en Nouvelle-Zélande.
Les règles relatives à l’achat de biens immobiliers, à la durée de séjour nécessaire ou aux conditions d’éligibilité, qui avaient été durcies en 2018 par l’ex-Première ministre travailliste Jacinda Ardern, ont été assouplies au printemps 2025 par l’actuel chef du gouvernement de centre-droit, Christopher Luxon. Les partisans locaux du programme affirment que ces « visas dorés » favorisent les investissements étrangers et apportent des connaissances et du savoir-faire au pays.
Christopher Luxon a déclaré : « Au moment où partout dans le monde on en durcit les conditions d’accès, nous avons au contraire assoupli les nôtres, et nous avons grandement bénéficié non seulement des capitaux injectés dans nos start-ups, mais aussi des connaissances et du savoir-faire qui y ont été apportés. »
Source : Financial Times



