Présidentielle : Glucksmann, Philippe et Attal visés par des campagnes d’ingérence russes

Présidentielle : Glucksmann, Philippe et Attal visés par des campagnes d’ingérence russes

Gabriel Attal, candidat à la présidentielle, a récemment été la cible d’une campagne de désinformation en ligne qui prétendait qu’il était atteint de la maladie de Parkinson et à la tête d’un « empire de la drogue ». Ces accusations infondées ont été détectées par le Secrétariat général à la défense et à la Sécurité nationale (SGDSN), notamment par la cellule Viginum, spécialisée dans les ingérences étrangères, qui a retracé ces tentatives jusqu’à la Russie.

Ces attaques surviennent peu après des campagnes similaires visant ses opposants politiques, Raphaël Glucksmann et Édouard Philippe. Les campagnes, principalement diffusées sur le réseau social X, usurpent l’identité de médias français tels que BFM TV, RFI et Le Parisien, pour véhiculer des histoires fausses et embarrassantes.

Les candidats à l’élection présidentielle de 2027 ont été touchés par plusieurs fausses informations entre le 22 juillet et le 4 août, confirmées par Viginum. Les procédés utilisés étaient similaires : des faux reportages imitant plusieurs médias, avec des narratifs diffamatoires ciblant les candidats. Par exemple, Édouard Philippe aurait été décrit comme atteint de démence, tandis que Léa Salamé aurait tenté de soudoyer les médias pour faire élire Raphaël Glucksmann.

Certains récits ont même usurpé l’identité de personnalités médiatiques, comme Edwy Plenel, avec une voix générée par intelligence artificielle, prétendant avoir reçu un mail de Léa Salamé. Ce dernier l’accuse de « propagande rémunérée ». Des images de journalistes comme Salomé Saqué et Christophe David ont également été utilisées pour renforcer cette illusion.

Viginum a attribué certaines de ces attaques aux opérations russes de désinformation, notamment le mode opératoire Storm-1516. Ce système implique la publication de contenus sur des comptes « jetables » qui sont rapidement supprimés, mais dont les fausses informations sont ensuite relayées par des sites d’actualité peu fiables.

En réponse à ces attaques, Jean-Luc Mélenchon a appelé à un « Front Commun des candidats contre les ingérences déstabilisantes ». Il a rappelé que son mouvement avait également été ciblé lors des récentes élections municipales par des ingérences étrangères.

À huit mois de l’élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé la mise en place d’un « dispositif de détection » pour repérer ces ingérences en ligne. Un projet de loi a été présenté en Conseil des ministres pour lutter contre ce phénomène, et le gouvernement prévoit de relancer ces efforts avec toutes les formations politiques.

Source : Libération

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