Et si la nouvelle cen culturelle était celle qu’on ne voit plus ?

Et si la nouvelle cen culturelle était celle qu’on ne voit plus ?

Un phénomène inquiétant

Un rapport ministériel récent met en lumière une « fragilisation rapide, diffuse et systémique » de la liberté de création en France. Il souligne que la cen ne se manifeste pas uniquement par des actions visibles, comme la destruction d’ouvrages ou des dégradations, mais aussi par des pressions moins perceptibles, telles que l’autocen et les modifications préventives d’œuvres.

Constat alarmant

Entre mars 2025 et mars 2026, 76 incidents ont été recensés, correspondant à 91 mécanismes d’atteinte à la liberté de création. Parmi ces incidents, 48 ont été signalés directement à la Direction générale de la création artistique, tandis que 28 ont été rapportés par la presse. Les pressions informelles et l’autocen demeurent difficiles à quantifier.

Statistiques révélatrices

En novembre 2025, une enquête menée par la Direction générale de la création artistique auprès de 398 établissements labellisés a révélé que 24 % des répondants avaient déjà modifié ou abandonné un projet pour éviter des risques. De plus, seulement 31 % estiment que leur liberté de programmation est suffisamment protégée par la loi LCAP. En revanche, 30 % jugent cette protection insuffisante face à des pressions idéologiques ou économiques.

Conséquences de l’autocen

Le rapport indique que près d’un établissement sur quatre a renoncé à un projet ou l’a modifié par crainte de controverses, de perte de financements publics ou d’atteinte à la réputation. Ce phénomène d’autocen pourrait avoir des répercussions significatives sur la diversité et la qualité de la création artistique en France.

Source : Rapport ministériel sur la liberté de création.

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