Sécheresse, canicules, incendies : la FNSEA réclame des milliards d’euros d’aides
Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, le principal syndicat agricole français, a déclaré le 8 août qu’il était urgent de mettre en place un « choc de réactivité » pour soutenir les agriculteurs confrontés à une « catastrophe » sans précédent due aux canicules, à la sécheresse et aux incendies.
Le gouvernement a récemment annoncé un « plan global » destiné à ne laisser « aucun agriculteur seul », incluant des mes d’urgence pour la trésorerie des exploitations, la prise en charge des cotisations sociales, ainsi que des dispositifs de simplification et de dérogation. Ces mes visent à faciliter la remise en production des exploitations les plus touchées.
« On parle de milliards d’euros (…) Nous attendons de savoir comment sera chiffré ce grand plan », a réagi Rousseau sur Franceinfo, avant un déplacement prévu dans l’Aveyron. Il a souligné que la situation climatique actuelle était sans précédent dans l’histoire de l’agriculture française, nécessitant une réponse gouvernementale adéquate. Il a également précisé que certaines assurances ne pourraient pas couvrir le niveau de sinistralité actuel, comparant la sécheresse actuelle à celle de 1976.
Rousseau a indiqué qu’il faudrait attendre la fin août pour obtenir des chiffres « robustes », tout en précisant que certaines exploitations, notamment dans les zones défavorisées, nécessitaient une aide d’urgence. Il a cité le cas du colza, qui doit être semé prochainement, mais pour lequel la situation des sols pose problème.
Le ministère de l’Agriculture a également annoncé des adaptations dans la gestion de l’eau pour améliorer l’accès des agriculteurs, sans fournir de détails supplémentaires.
Arnaud Rousseau a annoncé qu’il serait convié début septembre à une réunion à Matignon avec le Premier ministre, Sébastien Lecornu. Il a insisté sur la nécessité d’une approche réactive face à cette crise. Interrogé sur l’adaptation des exploitations au changement climatique, il a déclaré que des efforts étaient en cours mais qu’il fallait d’abord « survivre à cette crise ».
Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale, le deuxième syndicat agricole, a critiqué le plan du gouvernement, le qualifiant de « léger ». Le syndicat a renouvelé sa demande pour un « plan massif et immédiat d’injection de trésorerie » et un « plan hydraulique national » pour améliorer le stockage de l’eau.
Source : La Croix



