Tokyo s’agace de l’utilisation par l’administration Trump d’images d’animes japonais
L’administration Trump est sous le feu des critiques pour avoir utilisé des images issues de la culture anime japonaise dans sa communication politique. Cette pratique, considérée comme un manque de respect par les autorités japonaises, met en lumière l’importance croissante des animes dans la culture populaire américaine.
En septembre, le ministère de la Sécurité intérieure américain a suscité la controverse en comparant les migrants à des Pokémon dans une vidéo publiée sur le réseau social X. De plus, en mars, le compte officiel de la Maison-Blanche a intégré des images des séries Dragon Ball et Yu-Gi-Oh! dans un clip traitant des bombardements en Iran, selon l’édition japonaise de la chaîne britannique BBC.
En juin, Donald Trump a encore intensifié cette tendance en publiant sur son réseau Truth Social une vidéo générée par intelligence artificielle le présentant sous les traits d’Uzumaki Naruto, le personnage principal du célèbre manga. Cependant, la Maison-Blanche n’a pas obtenu l’autorisation d’utiliser ces éléments. En 2025, la société Pokémon a clairement affirmé qu’elle n’avait « jamais autorisé » l’utilisation de ces images par l’administration Trump, rapportait alors la chaîne de télévision japonaise TBS. Malgré cela, la vidéo incriminée reste accessible en ligne.
Du côté japonais, la situation est devenue préoccupante. Le quotidien Mainichi Shimbun a révélé que le gouvernement japonais a alerté l’ambassade américaine sur l’utilisation abusive d’éléments de propriété intellectuelle nippons en avril et en juin. Un responsable a souligné que « l’accord des ayants droit est nécessaire même si vous êtes une institution publique ». Toutefois, ces alertes n’ont pas conduit la Maison-Blanche à retirer le contenu contesté.
Face à cette inaction, des passionnés de mangas, dont Nana Suzuki, ont lancé une pétition en ligne en juin, visant à dénoncer l’utilisation abusive de ces contenus. La pétition a recueilli plus de 25 000 signatures, témoignant d’un soutien significatif pour la protection des droits d’auteur dans le domaine de l’animation japonaise.
Cette situation soulève des questions sur la protection de la propriété intellectuelle et l’impact de la culture japonaise sur la scène politique américaine.
Source principale : BBC, TBS, Mainichi Shimbun



