Phobie scolaire : que faire, à l'approche de la rentrée, si notre enfant en souffre ?

Phobie scolaire : que faire, à l’approche de la rentrée, si notre enfant en souffre ?

En France, un enfant sur cinq souffre d’anxiété à l’idée d’aller à l’école, selon un rapport de l’OCDE publié en 2014. Plus récemment, une étude de l’INSERM, menée par Laelia Benoit et publiée en 2023, révèle que 1 à 2 % des élèves, soit environ 120 000 à 240 000 enfants et adolescents, souffrent de « phobie scolaire », désormais appelée refus scolaire anxieux (RSA). Ce phénomène, sans indicateur national spécifique, reste difficile à mer et est probablement sous-estimé.

Comment reconnaître la phobie scolaire, ou refus scolaire anxieux ?

À l’approche de la rentrée scolaire, un enfant peut manifester de l’anxiété, que ce soit par des paroles ou des troubles du sommeil. Il est crucial de répondre à cette anxiété, mais il est important de différencier la phobie scolaire, qui se caractérise par des attaques de panique ou des réactions d’anxiété intenses lorsque l’enfant est poussé à aller à l’école. Contrairement au stress habituel de la rentrée, cette angoisse persiste et ne s’apaise pas avec le temps.

Les causes de la phobie scolaire sont variées et nécessitent une consultation avec des spécialistes, tels que des médecins généralistes ou des pédopsychiatres. Il est également essentiel de considérer que l’enfant pourrait être victime de harcèlement ou de violence, des facteurs fréquents contribuant à la phobie scolaire. D’autres troubles non diagnostiqués, comme les troubles dys, le spectre de l’autisme, ou l’hyperactivité, peuvent également jouer un rôle.

Que faire si notre enfant souffre de refus scolaire anxieux, ou phobie scolaire ?

Il est contre-productif de forcer un enfant à se rendre à l’école. Les spécialistes recommandent de consulter un médecin généraliste avec l’enfant pour vérifier l’existence d’éventuelles pathologies, puis de consulter un pédopsychiatre. Informer l’équipe scolaire est également crucial, car la collaboration entre la famille, les soignants et les enseignants est essentielle pour accompagner l’enfant.

Il est également possible de se tourner vers des associations et de consulter des ressources variées telles que des livres, des films ou des podcasts. Si l’enfant est trop en souffrance pour fréquenter l’école, l’équipe enseignante peut orienter vers d’autres solutions, comme des cours à distance ou des dispositifs d’accompagnement pédagogique à l’hôpital ou à l’école.

En cas de décrochage scolaire, d’autres options existent, comme le parcours gratuit de l’École de la seconde chance.

Sources : OCDE, INSERM.

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