Si le temps perdure comme il est, on va se retrouver avec des grains chétifs
À quelques semaines des vendanges, les viticulteurs de Saint-Chinian, au nord-ouest de Béziers, font face à un défi majeur : le manque de pluie. En effet, il n’a pas plu depuis le 5 mai, et les sols sont désormais privés d’eau, entraînant des grappes de raisins petites et malformées. Julien Calvet, un viticulteur local, constate que « les sols où il n’y a vraiment plus d’eau » affectent la taille des grains, qui devraient être plus gros à cette période de l’année.
La saison viticole avait pourtant commencé sous de bons auspices, avec un hiver pluvieux qui avait permis de nourrir les sols. Cependant, les terres schisteuses du nord du vignoble, où Calvet cultive ses vignes, ne retiennent pas l’humidité comme les terres argileuses du sud. Cette situation a été exacerbée par des températures élevées sans précipitations, entraînant une consommation rapide des ressources en eau disponibles.
Les viticulteurs espèrent que les pluies hivernales pourront compenser en partie cette sécheresse, bien que les rendements soient prévus en baisse sur les parcelles les plus touchées. Yves Borel, président de la cave coopérative de Saint-Chinian, souligne que ces dernières années ont été marquées par des variations climatiques extrêmes, rendant la planification des cultures de plus en plus complexe. « D’une année sur l’autre, on ne sait pas comment ça va se passer », déclare-t-il.
Face à cette incertitude, les viticulteurs explorent des solutions d’adaptation, comme l’ensemencement de féveroles pour enrichir le sol en azote et retenir l’eau. Cependant, ils s’accordent à dire que l’irrigation deviendra essentielle pour les parcelles situées sur des sols schisteux.
Les vendanges, qui devraient commencer autour du 17 août, sont désormais menacées par cette situation critique. Les viticulteurs de Saint-Chinian prient pour une « pluie intelligente », qui pourrait revitaliser leurs vignes avant la récolte.
Source : France 3 Occitanie



