La plus faible production depuis 1980 : la récolte de maïs français sérieusement menacée par les canicules
Le ministère de l’Agriculture s’attend à une chute significative des rendements du maïs français, qui devraient être inférieurs de 35 % par rapport aux années précédentes. En 2026, la récolte de cette céréale pourrait atteindre seulement neuf millions de tonnes, un niveau inédit depuis 1980. Fin juin, la principale association de producteurs, l’AGPM, avait déjà estimé une baisse de 30 % à 9,5 millions de tonnes, ce qui représente une situation sans précédent depuis 26 ans.
Cette prévision a été établie après deux épisodes caniculaires survenus à des moments cruciaux pour la croissance du maïs, notamment lors de la floraison et du remplissage des épis. Les plantes, manquant d’eau pendant plusieurs mois, n’ont pas pu bénéficier de l’énergie nécessaire à une floraison optimale, ce qui impacte directement la quantité de grains fécondés et produits.
Concurrence du tournesol
La baisse de la production est également due à une diminution des surfaces consacrées au maïs, au profit d’autres cultures comme le tournesol, ainsi qu’à des mises en jachère. Le ministère de l’Agriculture estime que la superficie consacrée au maïs pourrait diminuer de 21 % en 2026, les rendements étant déjà en recul à 70,3 quintaux par hectare, soit une baisse de 19 % par rapport à l’année précédente.
Par ailleurs, la guerre au Moyen-Orient a entraîné une hausse des coûts des engrais, bien que les prix du maïs n’aient pas suivi cette tendance, la production mondiale restant relativement abondante.
Une mauvaise année aussi pour le blé
Les autres cultures céréalières, comme le blé, subissent également des baisses de rendement. Selon les estimations du ministère, la production de blé tendre atteindrait 31,9 millions de tonnes, en baisse de 4,3 %, tandis que celle du blé dur serait de 1,1 million de tonnes, soit une baisse de 16,6 %.
Les effets cumulatifs de la sécheresse et des conditions climatiques extrêmes soulignent la vulnérabilité du secteur agricole face aux changements climatiques.
Source : Ministère de l’Agriculture



