L’humoriste Sylvain Fergot accuse le Paname Art Café de ne pas rémunérer les artistes quand la salle est trop vide

Sylvain Fergot accuse le Paname Art Café de non-rémunération des artistes

L’humoriste Sylvain Fergot a récemment dénoncé le Paname Art Café, un célèbre comedy club parisien, pour ne pas rémunérer les artistes lorsque la salle est jugée trop vide. Dans une vidéo visionnée plus de 3,8 millions de fois sur Instagram, il affirme avoir été exclu du club pour avoir demandé d’être payé. Fergot accuse la direction de harcèlement et d’abus de pouvoir.

Dans sa déclaration, il explique que le Paname Art Café maintient les spectacles même lorsque les jauges ne sont pas rentables, transférant ainsi la responsabilité financière sur les artistes. Il illustre cette situation en comparant cela à un restaurant qui ne paierait pas ses cuisiniers en cas de faible affluence.

Fergot, qui se produit au Paname depuis huit ans, indique que la direction lui a retiré toutes ses dates après sa plainte pour non-paiement. Il affirme avoir enregistré des conversations où le patron du club mentionne la suppression de ses dates.

Le climat de travail au Paname Art Café semble également problématique, Fergot indiquant que les artistes peuvent être licenciés pour des motifs variés, allant d’une simple remarque à des interactions sur les réseaux sociaux.

Contactée par Le Parisien, la direction du Paname Art Café a qualifié les accusations de Fergot de « coup de communication » et a indiqué qu’elle réfléchissait aux suites à donner à cette situation.

De nombreux autres humoristes ont exprimé leur soutien à Fergot et partagé des expériences similaires, affirmant que le Paname Art Café entretient un climat de pression et de harcèlement. Une artiste a même révélé qu’il existe une consigne de ne pas informer les humoristes de la suppression de leurs dates, ce qui contribue à un sentiment d’humiliation.

Les témoignages continuent d’affluer, soulignant une ambiance qualifiée de « toxique » au sein du club, où il est rapporté qu’il faut désormais un minimum de 30 personnes présentes pour être rémunéré, alors que ce seuil était précédemment fixé à 20.

Ces révélations mettent en lumière des problématiques plus larges concernant les conditions de travail des artistes dans le secteur du spectacle vivant en France, où des syndicats appellent à des conséquences pour les pratiques dénoncées.

Source : HuffPost, France Culture, Le Parisien

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