Avec la sécheresse, le transport fluvial a-t-il un avenir en Allemagne ?
La question de l’avenir du transport fluvial en Allemagne se pose avec acuité alors que le niveau du Rhin continue de baisser. Le 4 août, le port de Kaub-am-Rhein a enregistré un niveau d’eau de seulement 24 centimètres, un chiffre alarmant qui suscite des inquiétudes parmi les acteurs économiques. Cette situation, qualifiée de « presque apocalyptique », est attribuée au dérèglement climatique et soulève des interrogations sur la viabilité du transport fluvial dans le pays.
Le Rhin est la voie d’eau la plus cruciale d’Allemagne, représentant 80 % du fret fluvial national. Selon l’économiste Thilo Schaefer, les navires transportent des marchandises essentielles telles que le charbon, le sable, les hydrocarbures et divers produits chimiques. Cependant, de nombreux transporteurs sont désormais contraints de réduire leur charge pour maintenir leur ligne de flottaison ou, dans certains cas, de suspendre temporairement leurs activités.
3 000 camions-citernes par jour pour compenser
Le 6 août, Steffen Bilger, le ministre des Transports, a convoqué une réunion de crise à Bonn avec les acteurs de l’industrie et du transport. Les préoccupations sont croissantes, notamment en raison de la nécessité de compenser la baisse du transport fluvial par le recours à des camions-citernes, estimés à 3 000 par jour. Cette adaptation pourrait engendrer des coûts supplémentaires et des impacts environnementaux significatifs.
Les répercussions de cette situation sur l’économie allemande pourraient être considérables, alors que les industries dépendent fortement du transport fluvial pour leurs approvisionnements. La continuité de ce mode de transport est donc mise à l’épreuve par les conditions climatiques extrêmes.
Source : Der Spiegel, Bild.


