Mme Anita Kiki Gbeho, Représentante spéciale du Secrétaire général et Cheffe de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS), a présenté un exposé devant le Conseil de sécurité sur les développements récents dans le pays, mettant en lumière une détérioration continue de la situation sécuritaire.
Depuis le début de l’année 2023, le Soudan du Sud a été confronté à une escalade significative des violences intercommunautaires, notamment dans les États du Haut-Nil, de Jonglei, de l’Équatoria-Central, de l’Équatoria-Oriental et de l’Équatoria-Occidental, ainsi que dans la zone administrative du Grand Pibor. Ces affrontements ont entraîné des pertes humaines et des déplacements massifs de populations. Les rivalités intertribales, exacerbées par la concurrence pour les ressources limitées, ont été identifiées comme des facteurs clés de cette instabilité. (press.un.org)
En réponse à cette situation, le Conseil de sécurité a prorogé d’un an l’embargo sur les armes imposé au Soudan du Sud, une me saluée par Amnesty International comme essentielle pour freiner l’entrée d’armements utilisés dans la commission de crimes en toute impunité depuis près d’une décennie. (amnesty.org)
Par ailleurs, le renouvellement du plan d’action conjoint pour les forces armées visant à lutter contre les violences sexuelles liées au conflit a été accueilli favorablement. Cette initiative vise à renforcer la protection des civils et à soutenir les efforts humanitaires dans un contexte de sécurité de plus en plus précaire. (aplusforpeace.ch)
Mme Gbeho a souligné que 2023 serait une année déterminante pour le Soudan du Sud, nécessitant des actions concrètes pour inverser la tendance actuelle et restaurer la stabilité dans le pays.



