Seulement 1.655 titres de séjour ont été accordés en 2025 pour exercer des métiers en tension: syndicats et patronat sont pour une fois d'accord, il faut beaucoup plus de régularisations

1.655 titres de séjour accordés en 2025 pour des métiers en tension : un appel à plus de régularisations

En 2025, seulement 1.655 titres de séjour ont été délivrés pour des travailleurs exerçant dans des secteurs considérés en tension, selon des données officielles. Cette situation a suscité un consensus inattendu entre syndicats et patronat, qui appellent à un assouplissement des critères de régularisation.

La liste des métiers en tension, instaurée par la circulaire Retailleau, visait à recentrer les régularisations de travailleurs sans-papiers dans les secteurs où il est difficile de recruter. Environ 80 métiers sont répertoriés comme « en tension », permettant aux travailleurs sans-papiers de prétendre à un titre de séjour, sous certaines conditions, notamment la justification de douze mois de bulletins de salaire au cours des vingt-quatre derniers mois et de trois ans de résidence en France.

Cette me vise également à protéger les employeurs, qui risquent de lourdes sanctions en cas d’embauche d’un travailleur en situation irrégulière, avec des amendes pouvant atteindre 30.000 euros et des peines de prison allant jusqu’à cinq ans.

À l’approche des élections présidentielles, le débat sur la pérennisation ou la modification de cette liste est en plein essor. Les partenaires sociaux se prononcent unanimement contre les restrictions actuelles, qualifiant la circulaire de frein aux régularisations. Des critiques se sont élevées concernant les métiers exclus de cette liste, comme ceux liés aux déchets ou les chefs cuisiniers en Île-de-France.

Les syndicats demandent la simplification des critères de régularisation, tandis que le patronat plaide pour un élargissement à d’autres professions ou la création d’une liste nationale unique. Le gouvernement, pour sa part, n’a pas encore pris de décision définitive, mais a promis d’accélérer le traitement des demandes, réduisant les délais de 100 à 50 jours.

En résumé, bien que le dispositif actuel soit jugé inefficace par les acteurs concernés, aucune modification des critères de régularisation n’a encore été annoncée.

Source : BFM TV

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *