Les verres Duralex seront-ils sauvés? Trois candidats ont déposé des offres de reprise pour la verrerie en redressement judiciaire, mais la date limite a été encore prolongée d'un mois

Les verres Duralex seront-ils sauvés ?

Trois dossiers de reprise de la verrerie Duralex ont été déposés auprès du tribunal de commerce d’Orléans. Toutefois, la date limite de dépôt des offres, initialement fixée au 6 août, a été prolongée jusqu’au 11 septembre. Cette décision a été annoncée par l’administrateur judiciaire, qui n’a pas souhaité révéler les noms des candidats.

Parmi les candidats, Cédric Meston, via la holding Tomé, est identifié comme l’un des repreneurs potentiels. Cet entrepreneur est également connu pour avoir cofondé la start-up HappyVore, spécialisée dans les substituts végétaux à la viande, et pour avoir acquis Tupperware France en 2025. Le groupe Carlesimo, dirigé par Jonathan Carlesimo, a aussi exprimé son intention de soumettre une offre, bien qu’il n’ait pas répondu aux sollicitations de la presse.

La situation de Duralex s’est détériorée, entraînant un redressement judiciaire le 1er juin 2026, dû à des « tensions de trésorerie ». Un plan de cession a été validé par le tribunal le 2 juillet, permettant la poursuite des activités de la verrerie. En juin, une source proche du dossier décrivait une situation préoccupante, avec des « caisses vides » et des employés n’ayant reçu que 50% de leur dernier salaire.

Fondée en 1945, Duralex est reconnue pour ses verres incassables, mais l’entreprise a traversé des difficultés considérables ces dernières années. En 2021, elle a été reprise par La Maison française du verre, maison mère de Pyrex, avant de subir les conséquences de la flambée des prix de l’énergie en 2022, suite à l’invasion de l’Ukraine. Pour soutenir l’entreprise, l’État avait débloqué un prêt direct de 15 millions d’euros.

La transformation de Duralex en société coopérative et participative (Scop) en 2024, soutenue par la région Centre-Val de Loire et Orléans Métropole, devait offrir un nouveau départ. Cependant, des problèmes de gestion ont émergé, avec le remplacement du directeur général François Marciano par Peggy Sadier. La direction a attribué les difficultés récentes à une augmentation significative des stocks et des ruptures de produits.

Pour retrouver l’équilibre financier, des objectifs ambitieux ont été fixés, visant un chiffre d’affaires de 35 millions d’euros en 2026 ou 2027, puis 39 millions en 2030, des prévisions jugées « intenables » par certains observateurs.

Source : AFP

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