Cisjordanie : La France peut-elle cesser de fournir des services consulaires à ses citoyens vivant dans les colonies ?
La question de la continuité des services consulaires français pour les citoyens résidant dans les colonies israéliennes en Cisjordanie suscite des débats. Cette problématique a récemment été mise en lumière par un post sur les réseaux sociaux, relayant des préoccupations quant à la légitimité de ces services face à la position officielle de la France, qui condamne la colonisation.
L’ancien ambassadeur de France en Israël, Gérard Araud, a également souligné que de nombreux Français s’installent en Cisjordanie et bénéficient de services consulaires dont la légalité est discutable. Cette situation met en lumière une dichotomie entre la position diplomatique de la France et les actions concrètes envers ses ressortissants.
Les Français représentent le premier contingent européen dans les colonies israéliennes. Selon le bureau central israélien des statistiques, entre 2014 et 2024, 1 190 Français se sont installés en Cisjordanie, plaçant la France en troisième position derrière les Russes et les Américains. Les autorités israéliennes encouragent ces installations, illustrant un soutien à la colonisation.
Dans un contexte similaire, la Belgique a récemment restreint l’accès aux services consulaires pour ses citoyens vivant dans ces colonies, ne permettant que l’assistance d’urgence. Cette décision repose sur le droit belge et international, qui considère ces colonies comme illégales. Un exemple marquant est celui d’une résidente belge d’une colonie à Jérusalem-Est, qui a vu son renouvellement de passeport refusé.
Les experts suggèrent que la France pourrait envisager des mes similaires, telles que l’interdiction des renouvellements de documents d’identité ou l’accès aux aides sociales pour ses ressortissants vivant dans ces colonies. Cela pourrait être perçu comme un moyen de ne pas encourager la colonisation.
La France, comme tout État, détient la prérogative de décider de l’octroi de services consulaires. Si le gouvernement français n’a pas encore communiqué sur cette question, la position de l’Union européenne sur la différenciation entre Israël et les territoires palestiniens occupés pourrait influencer de futures décisions.
Pour l’heure, le ministère des Affaires étrangères et les représentations diplomatiques françaises n’ont pas répondu aux sollicitations concernant ce sujet.
Source : 20 Minutes



