La Bourse de Paris atteint un nouveau sommet historique, portée par l’espoir d’un accord au Moyen-Orient
La Bourse de Paris a enregistré de nouveaux records en séance jeudi matin, dépassant les 8 700 points, dans l’attente d’un accord au Moyen-Orient qui pourrait stabiliser les prix du pétrole.
Vers 10h30, l’indice CAC 40 a progressé de 60,50 points (+ 0,70 %), atteignant 8 729,80 points, avec un pic à 8 740,13 points, son niveau le plus élevé jamais enregistré. La veille, l’indice avait déjà battu son précédent record de clôture, s’établissant à 8 669,30 points (+ 0,03 %).
L’optimisme des investisseurs s’explique par plusieurs facteurs. La baisse des prix du pétrole, le retour des valeurs traditionnelles et de bons résultats économiques ont contribué à cet appétit pour le risque à Paris, moins affectée par la volatilité des valeurs technologiques qu’à New York ou en Asie. Les marchés attendent également un accord entre les États-Unis et l’Iran concernant la réouverture du détroit d’Ormuz, ce qui pourrait mettre fin à plus de cinq mois de forte volatilité des prix du pétrole.
Jeudi matin, le prix du baril de Brent de la mer du Nord a légèrement augmenté, atteignant 79,65 dollars (+ 0,25 %). John Plassard, analyste chez Cité Gestion, a souligné que tant qu’un accord concret n’est pas signé, le marché avance avec prudence.
Par ailleurs, la Bourse de Paris bénéficie d’une saison de résultats d’entreprises favorable, avec des nouvelles positives en provenance d’Allemagne, notamment de Commerzbank, Deutsche Telekom et Siemens. Ces résultats confirment une croissance modérée de la zone euro au deuxième trimestre (+ 0,4 %), malgré une période de prix du pétrole souvent au-dessus de 100 dollars le baril.
À la Bourse de Paris, les valeurs traditionnelles ont connu une tendance haussière, avec des achats notables sur le titre d’Hermès, qui a gagné 3,82 % pour atteindre 1 605 euros. D’autres entreprises de luxe comme Kering et EssilorLuxottica ont également contribué à la montée du CAC 40. En revanche, STMicroelectronics, un acteur majeur des semi-conducteurs, a enregistré une baisse de 1,32 % à 45,56 euros, souvent affecté par les fluctuations du secteur de l’intelligence artificielle.
Source : Le Parisien



