Le sauveur de Tupperware France candidat à la reprise de Duralex

Cédric Meston, candidat à la reprise de Duralex après avoir sauvé Tupperware France

Les candidats à la reprise de la verrerie Duralex avaient jusqu’à ce jeudi pour manifester leur intérêt. L’entrepreneur français Cédric Meston, qui a relancé le fabricant des célèbres boîtes alimentaires Tupperware l’an dernier, a confirmé avoir déposé un dossier de reprise, selon une déclaration faite à France Inter.

Cédric Meston, également cofondateur de HappyVore, un fabricant de substituts végétaux à la viande, a racheté Tupperware France en mars 2025 après que le groupe américain a déclaré faillite en septembre 2024. Cette faillite était due à la concurrence accrue, à l’essor de la livraison de repas et à la volonté des consommateurs de réduire leur consommation de plastique.

Un autre candidat à la reprise de Duralex est le groupe stéphanois Carlesimo, qui a exprimé son intérêt début juillet. Le PDG de Carlesimo a indiqué être prêt à investir cinq millions d’euros de fonds propres. En 2024, ce groupe avait déjà déposé une offre, mais celle-ci avait été écartée au profit d’une proposition de la société coopérative (SCOP) de salariés.

Début juillet, un délégué FO avait mentionné qu’il y avait « une quarantaine de marques d’intérêt », mais cela ne garantissait pas la constitution d’un dossier. Un représentant de la CGT a ajouté que « rien n’est finalisé », alors que le tribunal de commerce d’Orléans a validé l’ouverture du plan de cession de Duralex et confirmé la poursuite de son activité.

La verrerie Duralex a été placée en redressement judiciaire le 1er juin, sous la protection du tribunal de commerce d’Orléans, avec une période d’observation de six mois. Les candidats à la reprise de l’entreprise avaient jusqu’à ce jeudi 6 août midi pour manifester leur intérêt.

Duralex, fondée en 1945 et célèbre pour ses verres réputés incassables, traverse actuellement son cinquième redressement judiciaire en vingt ans. Deux ans auparavant, l’entreprise avait été reprise en SCOP par ses salariés, avec environ 60 % des 243 employés de son unique usine à La Chapelle-Saint-Mesmin ayant investi dans la coopérative. Cependant, l’entreprise n’a pas réussi à redresser ses comptes, et son directeur général, François Marciano, a quitté ses fonctions en avril, remplacé par la directrice marketing et commerciale, Peggy Sadier.

Source : Radio France.

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